lundi 26 décembre 2011

Salta / Cafayate J+5

Apres le Chili en 4 jours, l'Argentine en 8 ! c'est le 2eme pays de transit avant le Bresil ou l'on finira notre voyage. On arrive donc a Salta, bourgade au joli centre historique mais qui pourrait etre encore plus agreable s'il n'y avait pas tant de circulation et donc de bruit... jour et nuit, meme chose, les rues sont pleines. Pleines de voitures et pleines de pietons... et jusqu'a tard. Il faut dire qu'il fait tellement chaud que tout reouvre a 18h jusqu'a minuit.

On a trois jours devant nous pour decouvrir la region de Salta. Nord ? Sud ? Ouest ? Voiture de location ? Bus ? On opte rapidement pour le bus vu le prix des voitures de location et pour la destination, et bien le choix fut vite regle. Des montagnes au nord, des montagnes a l'ouest, des montagnes et des vignes au sud. Devinez ou nous sommes partis !

Un bus et 4h plus tard d'une route grandiose traversant la Quebrada de las Conchas, nous debarquons a Cafayete, la ville aux vieilles 504 et R12 aux couleurs improbables... mais ville aussi ou l'on fabrique le vin le plus haut du monde (les vignes naviguent entre 1600 et 2700 metres d'altitude) avec des cepages bien francais comme le Malbec et le Tannat, introuvables en France depuis l'epidemie de filoxera en 1970 et un cepage local le Torrentes qui produit un blanc etonnant a la fois tres fruite et sec. S'ajoute a cela des Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay et d'un clin d'oeil, on se croirait dans le maconnais !

On a ainsi passe nos journees a se promener au Musee du vin ultra interactif, a la bodega Domingo Hermanos avec visite et degustations, a la Cava del vinos, a El Chato, cave a vin speciale avec "lignes" de degustation, dans les petits restos locaux... on a vite oublie la montagne et nos bonnes resolutions de randonner. Et puis, le temps a vire a l'orage et l'orage en montagne, c'est dangereux :-) !

11 vins differents degustes en 2 jours, 3 kg de viandes chacun (ah... la parillada : barbecue de viandesssss -chorizo, saucisses, poulet, boeuf et mouton-), des bonnes nuits et des siestes pour digerer tout ca... et c'est le retour a Salta la tete bien videe mais le ventre et le foie bien plein. Et on n'a pas encore fete Noel ! Oups...

Noel a Salta, c'est l'auberge espagnole en Argentine : un petit melange de nationalites des residents de l'auberge de jeunesse, de son equipe, un melange de viandes sur le barbecue, un melange de vins rouges, de blancs, de petillants... et c'est le surlendemain seulement qu'on a mis le nez dehors, la tete encore un peu plombee !

On quitte Salta et sa region par un long long long trajet en bus (23h) pour traverser toute l'Argentine du nord et nous retrouver a Iguazu pour decouvrir les plus spectaculaires cascades du continent...

mardi 20 décembre 2011

San Pedro de Atacama J+4

Le chauffeur du bus qui nous fait traverser la frontiere bolivianochilienne nous previent de suite avec un grand sourire : "San Pedro de Atacama, es un pueblo bonito, muy touristico, muy caro (tres beau, tres touristique, tres cher)". Et c'est exactement ca... il aurait pu rajouter "Village vacances ou l'on se croirait au bord de la mer alors qu'on est en plein desert" ou "Village de babacool ou il fait bon vivre quand on a un bon  porte monnaie". 

C'est sur qu'en venant de la Bolivie, ca nous fait tout drole... les chambres d'hotel et les restos sont 3 fois plus chers qu'en Bolivie et le village regorge d'agences proposant toutes les memes expeditions (termes, lagunes, villages typiques et desert) a des tarifs passant du simple au double. Il est ici difficile de bouger par soi-meme si l'on n'est pas adepte du VTT et des pistes tappecul, tout est fait pour se deplacer en groupe et autant dire que ce n'est pas notre type de voyage prefere !

Puisqu'on est la et que le village est somme toute tres agreable et notre hotel a une cuisine, un super jardin avec transat et hamac, on profite de ces quelques jours pour etre nous aussi en vacances et ne pas trop s'agiter dans tous les sens. On profite ainsi du beau temps sec, on fait la cuisine special "verdura", on traine sur l'internet gratuit de l'hotel, on mange des glaces et ca fait du bien ! Et puis il faut dire qu'Hugues sort d'une intoxication alimentaire et je suis en plein dans un gros rhume qui me laisse sans voix donc le repos est aussi le bienvenu.
 

Bon... vu qu'on n'est pas non plus au Club Med et qu'on est venu jusque la, on ne va pas non plus ne rien faire du tout, ce n'est pas trop dans nos habitudes et puis c'est notre seul periple de quelques jours au Chili.

Premiere escapade dans le desert d'Atacama, le plus aride du monde, a la Vallee de la Luna et Vallee de la Muerte, a quelques kilometres seulement de San Pedro. La Vallee de la Luna, c'est la Cordillera de Sal ou plus exactement une chaîne de montagne faite d'un agglomerat de sel issue d'une ancienne lagune de sel devenu salar et de matiere volcanique, melange de sable et de cendre ; une roche tres friable et tres escarpee qui brille au soleil tel du quartz. On se retrouve dans un canyon, on grimpe sur la roche, on visite la mini mine de sel d'ou Juan, notre super guide de l'agence Andes Expediciones (la moins chere de la place), nous extirpe des cristaux de sel transparants comme de l'eau claire qui nous serviront pour la soupe du soir !


On continue vers la Vallee de la Muerte, le vent s'est leve et c'est tempete de sable dans la vallee qui alterne, au bord d'un grand canyon, dunes de sable gris et roches oranges et rouges. On grimpe en haut de la plus grande dune et on en a plein les yeux, sable compris mais le decor est splendide... On termine la journee par le fameux coucher de soleil sur la Cordillera de Sal... On rentre avec du sable incruste partout, jusqu'au bout des orteils, et hop, c'est l'heure de la soupe au cristal de sel !


Hugues l'attendait depuis longtemps... depuis Tecopa aux Etats-Unis ou il a ete completement ebloui par le ciel et sa voix lactee, il scrute le ciel tous les soirs dans l'attente d'un second choc "lacte". Lorsqu'on apprend que la desert d'Atacama reserve des ciels superbes et qu'un astronome francais organise des visites du ciel via des telescopes geants, on court s'inscrire. Peut-etre meme qu'on est a Atacama que pour ca...


Jusqu'au dernier moment, on ne sait pas si la visite aura lieu, le ciel n'a cesse de se charger et se decharger toute la journee, et miracle, a l'heure prevue 21h, le ciel est completement degage. Youhou ! Et c'est parti pour une visite ludique et instructive des etoiles, des planetes, des constellations narree par Alain Maury, l'astronome installe a Atacama qui a installe des telescopes enormes dans son jardin, en plein desert. Dorenavant, on connait tout d'Orion, de Jupiter, de la supergeante rouge, des nebuleuses et des etoiles jumelles !

C'etait une visite express du Chili via Atacama, on file ou plutot on va s'assoir dans un bon bus bien cher chilien durant 9h pour rejoindre l'Argentine...

samedi 17 décembre 2011

Ser Bolivian J+28

Et voila, on quitte la Bolivie apres 4 semaines bien pleines et du meme coup l'empire Inca apres 9 semaines et demi ou on n'a pas fait beaucoup de stripstease malgre le temps qui a plutot ete avec nous (il faut dire que grace a internet, on anticipait le mauvais temps pour l'eviter et ca a plutot bien fonctionne !). Meme si les 2 cultures peruvienne et bolivienne sont proches, on a quand meme repere quelques particularites boliviennes que nous pointons ci-dessous apres avoir epluche les particularites peruviennes il y a quelques semaines...

SER BOLIVIAN :
- Faire baptiser sa voiture par un pretre, au champagne ou a la biere pour les moins fortunes.
- Ne pas mettre de miroir dans les chambres d'hôtels pour ne pas se voir le matin au reveil.
- Pour les dames : faire pipi comme les hommes au bord de la route, en soulevant sa jupe !
- Utiliser les bus pour faire des reunions tupperwar ou l'on peut acheter complements alimentaires ou une brosse a dent.
- Etre a la mode musicale avec Alphaville et les tubes des annees 80 et 90... aîe...
- Monter toutes les portes a 1,75 cm
- S'arreter systematiquement manger au restaurant lors de trajet de bus de minimum 4h
- Monter des tas de murs servant de delimitations alors qu'il n'y a rien a mettre dedans, ni culture, ni elevage.

vendredi 16 décembre 2011

Salar d'Uyuni / Sud Lipez J+3

Cette region du sud de la Bolivie se merite car les routes sont mauvaises et bien longues, mais que de beautes naturelles !
Depart d'Uyuni dans un 4/4 flambant pas neuf avec a son bord Fabio chauffeurguidemecanicien, Marta cuisiniere, Frances et Claudia Suissesses Allemandes, Marcella et Mat australiens, et nous-memes. Soit 8 personnes et pas moins de 4 langues pour se parler... facile non ?!


La premiere journee est consacree au Salar d'Uyuni, vaste desert de sel de plus de 12000 m2. Au dessus de nos tetes, un beau soleil et tout autour de nous, des orages... hum... il parait que le Salar est superbe dans l'eau. On embarque, on file, on s'arrete au cimetiere des trains, on repart, visite de l'hotel de sel, trop de monde, on decide d'aller se planter au milieu du Salar pour manger, et c'est la que nous sommes devenus le groupe des culs blancs pour 3 jours. Et oui, le sel, c'est blanc et c'est mouille... erreur de debutant du Salar !

Plus on avance dans le Salar, plus Fabio devenir taciturne ... il fait dire que l'on passe d'un sol sec a 5cm d'eau puis 10cm, 15cm... C'est effectivement incroyablement beau. Mais Fabio s'arrete. D'un air grave, il nous annonce qu'il va falloir faire demi-tour, meme s'il fait un temps magnifique pour le moment, l'orage va forcement nous tomber dessus car on va droit dessous et on ne pourra plus traverser... et apparemment tomber en panne au milieu du Salar ne le fait pas tellemet tripper !! Bon... on est un peu depite car il faut oublier la visite des iles Pescado et Inca Huasi et leurs cactus geants en plein Salar mais de toute facon, on n'a pas bien le choix... on se retrouve donc au point de depart a Uyuni quelques heures plus tard puis nous descendons vers le Lipez  par une route qui longe le Salar pour arriver dans un refuge d'occasion pour passer la nuit. Comme on n'est pas attendu, on retrouve Marta en train de faire la cuisine a la bougie dans sa chambre et on finit enfin par manger a 21h...

On est en forme le lendemain pour descendre dans le Sud Lipez et c'est absolument grandiose... on passe de lagunes de toutes les couleurs au desert, on tombe en panne (parce qu'il le fallait bien) au milieu de nulle part ou l'on se prend une belle mini tornade de sable comme nous en verrons souvent, bref, les photos parlent d'elles-memes... Soiree multilingue arrosee au vin rouge local bien piquant, nuit ultra courte car reveil a 4h du matin pour filer aux geysers "Sol de la mañana" a l'ambiance magique qui valent vraiment le reveil a 4h, enchainement d'autres lagunes lunaires jusqu'au desert de Dali ou les montagnes ont des couleurs chamarees telles les tableaux de Dali evidemment. Et puis la frontiere Chilienne... et hop, on change de pays en 3 secondes et on quitte la region la plus belle de Bolivie qui restera indeniablement dans nos memoires avec le fameux periple au Sajama...

lundi 12 décembre 2011

Sucre J+3

Sucre... la ville de la gourmandise... elle porte vraiment bien son nom ! On y trouve du chocolat local (tres rare depuis Cuzco), des etals de fruits et legumes au marche central qui donnent envie de ne manger que ca (et c'est ce qu'on fait grace a la cuisine mise a dispo et degustation dans le jardin de notre hotel), et toujours au marche, des salades de fruits gargantuesques avec chantilly et yaourt ! Ahhhhh... ca change un peu du pouletrizpapates traditionel !

A Sucre, on a decide de se la jouer zen et tranquille, on se balade dans les rues coloniales toutes blanches bien agreables, et on abandonne au fur et a mesure les visites de musees prevues, on a besoin de se vider un peu la tete avant d'entamer notre periple si attendu au Salar d'Uyuni. On a quand meme fait le fameux deplacement du dimanche jusqu'a Tarabuco (3h de bus A/R !) ou un superbe marche nous a fait decouvrir l'artisanat indigene. Des tissus, textiles, tentures absolument magnifiques tisses a la main durant des mois... trop cher pour nous, on s'est juste achete 2 sets de tables !

Et puis, en ce moment on passe beaucoup de temps sur le net pour preparer la suite du voyage : quelques jours seulement au Chili et en Argentine (cultures differentes = fonctionnement different) puis 3 semaines au Bresil alors que l'on tombe en pleines vacances scolaires avec un budget tres tres serre pour nous. Heureusement, j'ai reussi a echange dans un hotel un pauvre bouquin contre le Routard 2011 du Bresil, on a enfin des infos claires qui nous permettent d'envisager la suite et fin du voyage sous les cocotiers !

Un petit chorizo chaud au marche (que l'on a goutte avant hier et c'est tellement bon qu'on s'en refait un aujourd'hui, 10 bolivianos = 1 euro), recuperation de la lessive propre, une visite a l'Alliance francaise, la reservation du periple a Uyuni avec une agence et on ne sait pas encore laquelle, reconfection des sacs et demain matin, nous partons pour 9h de bus direction Uyuni par une route/piste avant de monter dans un 4/4 pour 1000 km de pistes en tous genres a travers le desert de sel et les lagunes multicolores, pour finir a San Pedro de Atacama au Chili vendredi soir. Il ne nous reste que quelques jours en Bolivie mais ils devraient etre spendides... Prochain post a notre arrivee au Chili !

jeudi 8 décembre 2011

Potosi J+4

Potosi, Potosi... crie desesperement la demoiselle en survetement vert pour remplir son bus... qu'elle finira par remplir. Apres Sajama et son calme absolu, changement radical d'ambiance a Potosi. Nous sommes dans la ville du dur labeur, du travail acharne dans les couloirs de la mort : les mines, et dans la ville de l'argent. Si le reste de la Bolivie en a peu profite, l'Europe en en particulier l'Espagne coloniale et la France s'en sont bien charges. Potosi serait l'origine du capitalisme europeen et de la richesse de notre continent grace aux flux tres importants d'argent decoulant des mines.

Mais les mineurs ont aussi permis a Potosi de devenir un tresor d'architecture baroque inscrit au Patrimoine de l'humanite. Il fait vraiment bon deambuler parmi les ruelles pittoresques aux couleurs chatoyantes et balcons fermes tres travailles, les nombreuses eglises aux devantures baroques, les casas coloniales... Il parait que c'est une des plus belles villes d'Amerique du sud sinon la plus belle... ce qui est sur, c'est que c'est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde avec ses 4090 metres d'altitude ! On a de la chance, le soleil est avec nous (quelques gouttes orageuses par-ci par-la mais rien de mechant) et on sent juste la fraicheur le soir venu. Heureusement, les 5 couvertures de notre Hostel La compania de Jesus, ancien couvent de carmelites nous tiennent bien chaud !

La Casa nationale de la Moneda fait partie de ce bel ensemble architectural et une visite s'imposait. Ancien Palais de la monnaie et unique lieu de fabrication d'Amerique du sud jusqu'en 1950, il est aujourd'hui un beau musee renove immense consacre evidemment a la fabrication artisanale de la monnaie depuis des lustres mais on y trouve egalement (entre autre) une collection impressionnante de mineraux en tous genres (carbonates, oxydes, sulfates etc = papa, tu adorerais...) et des momies de jeunes enfants tellement bien conservees qu'on dirait des poupees... oups.

Evidemment, on ne peut pas etre a Potosi sans visiter une mine. Il faut dire que la ville est au pied du Cerro Rico (la colline riche) culminant a 4800 metres et qui est trouee de plus de 490 galeries labyrinthiques dans lesquelles 15000 mineurs travaillent d'arrache pied pour tenter de vivre de leur collecte de fer, de cuivre et d'etain. Il paraitrait qu'ils ont encore 200 ans avant que la montagne ne les engloutisse... Profitez-en les gars !

On enfile donc un casque, une combinaison, des bottes et une frontale et nous voila partis avec une guide pour nous deux (pas d'autres francais a l'horizon et c'est beaucoup mieux comme ca !) pour 1/2 journee chez les mineurs. Et bien si vous aviez le cliche du mineur noirci par la suie, travaillant comme un forcene pour sortir des chariots d'1/2 tonne remplis de caillasse a la force des bras, et bien c'est completement ca. Voire pire... On patauge dans la boue, on baisse la tete (et on se cogne) toutes les secondes pour eviter les parois qui degoulinent de sulfate ou d'amiante, les tuyaux fournissant un peu d'air ou des bouts de bois tenant les parois ; on grimpe dans des cavites minuscules, on s'accroche comme on peut ; on mange de la poussiere et quand on fait une pause avec le chef de la cooperative (32 cooperatives gerent cette mine), c'est dans une cavite d'1 metre carre ou il engloutit de la coca plus vite que moi le chocolat en fumant une clope ! Hum... la duree de vie est de 45 ans, on comprend pourquoi... Bref, une visite (en francais, ouf) tres intense et inoubliable version Germinal mais on est aussi vraiment contents de sortir de la !

"Dis Hugo, on reste un jour de plus a Potosi ?" demandais-je ou l'inverse, je ne sais plus. Adjuge, vendu. Il y a encore de quoi fouiner dans cette jolie ville. Direction la Torre de la Compania de jesus (encore !) pour admirer un beau panorama sur la ville et le Cerro puis le Convento Santa Theresa. Ah c'est le choc ! Apres les mines hier, aujourd'hui c'est l'opulence d'ors ! On est ici dans un couvent aristocratique avec une dote d'entree enorme pour la seconde fille de la famille qui etait condamnee a vivre toute sa vie au couvent en parlant 2h par jour maximum tout en brodant des parures pour la Vierge et le Cure, et sans voir personne d'autres que ses collegues. Mais tout autour d'elles, des tableaux de maitres boliviens, de la porcelaine du monde entier, le tout enrobe dans des milliers de feuilles d'or ; le tout pour une valeur inestimable et bien cadenasse, nous dit notre guide...

1h avant, on regardait aux jumelles de la Torre les quartiers pauvres de Potosi qui entourent la ville, ca laisse perplexe... Evidemment en tant qu'Europeen ayant bien participe aux benefices des mines, on peut guere faire la morale. Quoi qu'il en soit, ce sont beaucoup de choses qui s'entrechoquent ces derniers jours...

lundi 5 décembre 2011

Sajama J+3

N'ayant pas pu aller a Sorata (un des plus beaux villages du pays) situe en pleine Cordillere Royale a 3h00 au nord-est de La Paz, nous profitons d'une fenetre de beau temps pour nous rendre 3 jours dans le Parc National de Sajama et dans le village du meme nom. A 05h00 au sud-ouest de la capitale bolivienne, et apres un changement de monture a Patacamaya (sur la route d'Oruro, et ou il est judicieux de faire des provisions), nous sommes alors a quelques kilometres de la frontiere chilienne, sur la route d'Arica, ou nous pourrons nous refugier au bord du pacifique si le temps tourne au vinaigre.

Sajama est un tout petit bled perdu sur une large pampa perchee a 4250m, et dans lequel on s'attend a croiser Clint Eastwood ou Lee Van Cleef a chaque coin de rue. Le village est entoure de plusieurs volcans de + de 6000m dont le Sajama et le Parinacota ; nous sommes en effet sur la Cordillere Occidentale, exclusivement constituee de volcans (comme le Chachani bien plus au nord d'ailleurs, pour ceux qui suivent), contrairement aux Cordilleres Centrale (au N-E) et Orientale (a l'Est), qui elles, sont rocheuses.
Ici, c'est le calme quasi-absolu parmi les 2 ou 300 ames qui vivent, et les rares touristes (- de 10) n'ont aucun mal a se loger. En revanche, il faut bien prevenir a l'avance si l'on veut diner ou dejeuner dans un commerce, sinon, c'est ceinture !! Dans le coin, c'est pampa a perte de vue, montagnes colorees, ciel pur, troupeaux de lamas et d'alpagas, +35'C au soleil, 0'C la nuit. Les locaux proposent des excursions en 4*4 pour des geysers, lacs d'altitude, piscines naturelles, ascencions... nous ferons notre programme a pied.

Le premier matin, nous marchons en direction des eaux thermales (piscines naturelles a +35'C au coeur de la pampa). 15 kms d'une marche sur piste, bord de riviere et a slalomer entre les lamas, ponctuee par une baignade inoubliable au pied du Sajama qui culmine a 6540m. Les photos parlent d'elles meme... Sur le retour, nous benissons les 3 parts de gateau au mais et les 4 bananes ramenees de La Paz, car tout est ferme 45 km a la ronde !!

Le lendemain, c'est armes de 4 litres d'eau, de pain, de gateaux secs et d'une boite de thon que nous partons sur les contreforts du Sajama. Le temps est splendide. Un long faux-plat nous chauffe les jambes et nous fait oublier que l'on est a 4400m, alors que les raidillons suivants, dans cette poudre volcanique meuble a travers la plus haute foret de quinoa du monde, produiront l'effet exactement inverse. A 4700m le souffle est court et on  patauge un peu dans la semoule au sens propre. Le Sajama disparait un peu derriere ses arretes en contrebas, mais la vue sur la pampa et les volcans chiliens est superbe. Aux abords de 5000m l'horizon se degage un peu plus meme si on est loin du 360'. Cette altitude honorable permet a Elo de justifier joyeusement les efforts fournis ! La descente se deroule super bien sur ce terrain souple, mais on arrive bien vanes par le vent, le soleil et l'altitude, Elo ne finira meme pas sa biere !

Nous faisons alors nos sacs pour la whatmillieme fois et nous nous preparons alors aux 12h de trajet qui nous menerons le lendemain 680 km plus au Sud-est, a Potosi, nommee Ville Imperiale par Charles Quint pour la richesse incomensurable de ses mines de cuivre et d'argent.

jeudi 1 décembre 2011

Tiwanaku, La Paz J+4

La Paz, capitale de la Bolivie, tient dans la main quand on monte a l'un des nombreux miradors qui permettent d'admirer toute la ville rouge brique. On passe de 3200 a 4000 en une seule ville, du centre historique et des quartiers riches aux quartiers les plus pauvres en hauteur. Autant dire qu'ici, le nombre d'escaliers et de ruelles qui grimpent est impressionnant. La bonne nouvelle est qu'il n'y a quasiment pas de pollution car tous les vehicules publics, et ils sont nombreux, la majorite meme entre les mini, les micros, les taxis, les trufis, les bus etc... roulent au gaz ! On circule donc en mini ou a pieds, sur les trottoirs encombres par les etals, il y a en effet des marches ouverts partout, la rue est un immense marche a ciel ouvert !

On s'attendait a avoir froid, on a un temps superbe avec ciel degage sur l'Illimani qui culmine a 6462 metres.
Entre balades dans le quartier colonial, les multiples marches en tous genres, les nombreux musees (on en a visite 6, bon d'accord, ils se visitent en 1/2 heure), la degustation quotidienne et traditionnelle des salteñas a 11h (sorte de croissants fourres a la viande et aux legumes delicieux), le shopping d'artisanat local, les jours passent trop vite, on a meme decale notre depart de 2 jours...

On a quand meme fait un aller retour au site archeologique de Tiwanaku (4h de minibus bien tappecul !), beaucoup moins impressionnant que les sites peruviens... il faut quand meme dire que les ruines ont 800 ans de plus et que c'est la premiere origine repertoriee de l'empire inca. A retenir : les monolythes et la belle porte du soleil que l'on a vu en vraie et c'est beaucoup mieux qu'en miniature sur les etals des vendeurs de babioles !

Demain matin, on part normalement pour Sajama, un parc national montagneux delaisse des touristes mais apparemment splendide. Enfin je dis normalement car il n'y a pas qu'en France qu'il y a des greves continuelles, les boliviens nous battent ! Et en ce moment, ils bloquent tous les jours des terminaux de bus et des peages, chaque jour un blocage different. Leurs revendications : continuer de pouvoir faire de la contrebande pour survivre... et oui, avec le tarif de gaz a moitie prix du tarif international, beaucoup de gens arrondissent leurs fins de mois en en vendant au Chili et au Perou, du coup, chaque augmentation de prix  est l'occasion d'une protestation nationale. On en est pas encore a negocier les retraites ici !

lundi 28 novembre 2011

Yungas J+5

Direction les Yungas ou la meteo via internet nous annonce un bon 35 degres, du soleil et des orages intermittents. On prend un collectivo et plus on grimpe (jusqu'a 4700 puis on redescendra a 1700), plus le brouillard se fait epais. A 4700, il neige ! heu... c'est ca les tropiques ?!?
On redescend... on se dit qu'on a le temps de retrouver le soleil... les kilometres defilent, on s'avance dangereusement de notre destination finale "Coroïco" et la pluie et le brouillard masquent toujours les belles montagnes environnantes a la vegetation luxuriante. Arrives a Coroïco sous nos capes de pluie, on peine a trouver un hotel pas trop cher, pas trop sale, pas trop bruyant et on finit quand meme dans un de ceux-la... au moins il est pas cher 50b soit 5.5 euros mais on a la chance d'avoir notre fenetre collee a la discotheque. On nous avait vendu cette ville comme un havre de paix avec un climat de reve... on attend de voir !!!

On demenage le lendemain hors de la ville dans un chambre calme, face a la vallee... Le soleil est revenu, la temperature agreable, on s'en va randonner aux 3 cascades, le long d'un sentier qui surplombe toute la vallee. 2h15 plus tard, apres avoir traverse des champs de coca et quelques plantations, on arrive enfin a la 1ere cascade qui s'avere etre bien maigrelette... on continue jusqu'a la seconde, pas mieux. On abandonne la 3eme et on redescend sur la piste pour rentrer, on grimpe finalement dans le 1er collectivo qui passe afin de ne pas manger de la poussiere durant 8km ! Retour au village pour l'apero devenu traditionnel depuis la veille chez Jose au Bamboo Cafe, rouge de rigueur !

On nous a parle d'un refuge d'animaux a quelques kilometres de la a Yolosa "El Sienda verde", avec piscine qui plus est ! On en fait notre escapade pour ce 3eme jour dans la region. On nous recommande un taxi, comme on est tetu et qu'on aime voyager local, on prend un collectivo qui nous laisse... dans le village d'a cote a Yoselita. Incomprehension ou roublardise ? Vue le regard cynique du chauffeur, on opte pour le 2eme... On s'enquille donc 4km a pied et cette fois il fait chaud et humide, les gouttes perlent un peu partout... On arrive enfin et le site a l'air chouette, une belle vegetation au bord de la riviere et quelques animaux en liberte. On dechante assez vite... la visite dure 10mn chrono, on a vu quelques perroquets, un bebe caiman, 3 tortues et un animal non identifie a long museau et longue queue marbree (et qui aime faire des calins a Hugues), c'est tout, le reste (singes, serpents) ne sont pas visibles ce jour. Passez a la caisse, et vite s'il vous plait ! et c'est cher en plus (50b par personne soit 5.5 euros : le prix d'une chambre d'hotel !). Et en guise de piscine, c'est le torrent couleur boue... hum... On rajoute a cela un retour au village bien laborieux : un collectivo qui doit passer nous pendre et qui ne passe pas, on finit par s'entasser a 11 dans une voiture taxi pour l'occasion et on finit a l'apero chez Jose, pourquoi changer des habitudes quand elles sont bonnes !

On est quand meme un peu depite de nos aventures Yungasiennes et on remarque un vrai changement d'attitude entre les boliviens et les peruviens. Disons qu'ils sont plus rudes, plus rugueux, moins facile d'approche... Et tout ce qui est reserve aux touristes est bien cher pour ce que c'est. Attendons de voir la suite.

On a rencontre Greg et Solene, specialiste es canyonning qui s'en vont en decouvrir un le lendemain. On se tate mais vue la deconvenue du filet d'eau aux 3 cascades et le prix de la journee, on prend des precautions... on decide donc de faire une rando aux Vagantes proche du site de canyonning. C'est une serie de vasques d'eau en enfilades au fond de la vallee... et si ca nous emballe, on s'inscrira pour le lendemain. On ratera le Festival de danse autochtone mais tant pis, il restera le Festival afrobolivien prevu en soiree. 

C'est une vraie journee tropicale qui nous attend !! On est parti avec 2.5 litres d'eau et l'on ne fait que descendre les 3 premieres heures. Il fait de plus en plus chaud, pas d'autre choix que s'hydrater et pomper dans notre reserve. le chemin d'abord tranquille se transforme en sentier plus etroit et bien raide. On commence aprendre peur pour l'apres-midi et la remontee ! Pas d'ames qui vivent, pas le bruit d'une voiture, pas de ravitaillement d'eau... oups, ca promet ! On compte sur la baignade pour nous rafraichir et les quelques fruits et crudites pour nous hydrater... On a une jolie recompense en arrivant, ces vasques et toboggans sont vraiment jolis, l'eau est claire et limpide, on saute dedans !! Un vrai bonheur ! On pique nique tranquillement et apres s'etre fait devore en 2mn par les moustiques microscopiques mais voraces, on remonte vers la piste pres du pont dans l'attente d'une eventuelle voiture.

Quelle chance ! peu de temps apres, un taxi vide nous propose de nous remonter mais il fait attendre 2 canyonners... evidemment, ce sont Greg et Solene, on aura donc toutes les infos en direct. Vu leur sourire, leur commentaire et les photos prises, on s'inscrit pour le lendemain.

Et bien ca ne se passe pas du tout comme prevu... une mangue verreuse ramassee par terre a eu raison de mon estomac et annulation de la journee canyonning. Journee off, repos et lecture avant l'arrivee des orages qui me clouent dans la chambre pendant qu'hugues va finir toutes les bouteilles chez Jose ! Pas de canyonning, pas de festivals, on etait reste dans la region pour ca...snif...

Resume d'Hugues des Yungas et de son climat  "J'en ai marre de me faire niquer par des bestioles qui ont 1/2 neurone ! Quand il fait chaud, il fait trop chaud. Quand il pleut, on peut pas sortir et on est de toute facon de la chair a moustique ! Il faut qu'on adopte une chauve souris et qu'on se l'accroche au poignet !!"

mardi 22 novembre 2011

Lac Titicaca côte bolivien J+3

Ahhhhhh... le lac Titicaca, qu'il est dur de le quitter tant la vie est douce et paisible a ses cotes... Apres l'avoir longe, surplombe, contourne, passe la frontiere bolivienne, nous nous sommes poses a Copacabana, bourgade charmante mais tres touristique au bord du lac. Des le lendemain matin, nous posons nos fesses a nouveau sur un bateau qui nous emmene a la Isla del Sol ou nous passerons la nuit pour profiter pleinement de notre journee. Nous parcourons l'île du nord au sud en nous arretant aux ruines, nous traversons des paysages splendides, des plages, des terrasses, de la montagne plus austere ou coloree, des cactus... Il fait beau, le lac a une couleur d'un bleu profond et nous voyons enfin la belle Cordillere Royale qui le surplombe. C'est une succession de montees et de descentes, comme sur les iles precedentes, et c'est en fin d'apres-midi qu'on arrive au sud pour admirer le coucher de soleil... qu''il n'y aura pas, le ciel s'est completement voile !

Mais durant le journee, il s'est produit un phenomene grandiose unique et incroyable... Nous sommes aux ruines proche du temple du soleil, le soleil s'est degage des nuages et il commence a faire vraiment chaud. Je leve les yeux et je n'en crois pas mes oreilles : un arc en ciel superbe entoure le soleil. Un cercle parfait qui durera une trentaine de minutes puis s'atenuera petit a petit. Les quelques touristes et locaux presents sont ebahis... nous aussi !

De retour le lendemain, dimanche midi a Copacabana, on assiste a notre 2eme evenement qui nous laisse sans voix : pres de la cathedrale, des tas de (belles) voitures genre gros 4/4 sont arretees et joliment decorees. Les familles sont autour avec des bouteilles de champagne ou des bouteilles de biere, on se congratule, on fait peter des petards... Mais que se passe-t-il donc ? on entrevoit un pretre... qui donne une benediction aux voitures ! Et oui, en Bolivie, on baptise aussi les voitures !!!

On est en Bolivie depuis 3 jours en on sent que le pays va nous reveler beaucoup de surprises...

La mauvaise est que l'on est bien rentre dans la saison des pluies et le temps est tres tres incertain, on va tenter de passer a travers les goutes et modifier notre itineraire en fonction de la meteo... On file donc directement a la Paz sans passer par la case Cordillere Royale et Sorata qui paraissent envahis par les nuages et nous decidons d'aller faire un tour du cote des Yungas, region subtropicale a 3h de la Paz ou il est sense faire beau... est-ce le bon choix ? Suite au prochain episode...

vendredi 18 novembre 2011

Perou J+39, Ser Peruvian

Et voila, on acheve notre sejour au Perou apres plus de 39 jours sur place, on a pris notre temps et il fallait bien ca, il y aurait encore tant a decouvrir, entre autre le nord du pays et la partie Amazonienne... il faudra donc revenir !

Comme nous avons fait un 'Merica, nous avons realise un "Ser peruvian" histoire de noter les etrangetes du pays...

SER PERUVIAN :
- annoncer l'arrivee du camion poubelle par une jolie musique andine.
- boire du sirop de cafe concentre
- monter a 20 dans un collectivo (equivalent minibus 9 places en France)
- manget du poulet-riz-frite ou du ceviche (poisson cru epice) au petit dejeuner
- habiller son chien avec un pull alors qu'on a a peine de quoi se couvrir et qu'il fait 22 degres dehors
- faire un feu d'artifice sous une pluie battante devant personne a 23h
- assembler le bleu electrique, le vert sapin et le rose fushia dans une meme tenue
- mettre dans une chambre d'hotel un portrait de Jesus "jesus, en ti confio" a cote d'un tableau enorme de Mickey et Mini.
- manger du chien et du cochon d'inde.

jeudi 17 novembre 2011

Lac Titicaca et ses îles peruviennes J+3

Ah... que ca fait du bien de voir de l'eau (pas de la pluie, une etendue d'eau), d'autant plus quand c'est celle du mythique lac Titicaca se partageant entre le Perou et la Bolivie et qui est le plus haut lac navigable du monde a plus de 3800m d'altitude. On pose nos sacs a Puno dans un hotel desert mais agreable et pas cher (Lake Hostel) et c'est a partir de la qu'on decouvre les îles peruviennes du lac.

Les plus proches et sans doute les plus typiques sont Los Uros, un ensemble d'une soixantaine d'iles flottantes a 25mn en bateau seulement de Puno. Quelques 2500 personnes vivent sur ces îles minuscules realisees a partir du totora, le roseau local, qui sert a la construction des maisons, des bateaux, de la base de l'île et que l'on mange aussi ! C'est un peu la queuleuleu des bateaux qui investissent chacun une ìle et ou l'accueil est tres ritualise mais la singularite de ces habitats vaut le coup d'oeil (a moins de 4.5 euros le deplacement).

On part le lendemain pour 2 jours sur l'île d'Amantani ou l'on est accueilli par une famille locale puis puis ce sera le tour de l'île de Taquile. On retrouve Guillaume et Julie que l'on avait deja croise dans un bus. On debarque a Amantani 3h plus tard avec un ciel bien voile, l'orage nous tourne autour... c'est alors qu'une demoiselle en costume traditionnel (en fait, leur vetements de tous les jours) nous emmene chez elle, nous sommes les invites mensuels de la famille jusqu'au lendemain matin. Nous sommes accompagnes par Corine, une allemande qui se fait passer pour une armenienne car elle a honte des allemands en voyage, et de Cyril et Maya, un couple Franco-libanais-italien vivant a Barcelone. Le repas de midi est consacre a la guerre libanaise en version anglaise non soustitree. On prend la poudre d'escampette pour aller decouvrir l'ìle. 2 belles collines avec chacune a leur sommet un temple nous devoilent une vue panoramique exceptionnelle sur le lac (teinte de gris aujourd'hui) et sur la chaine de la Cordillere Royale et ses pics enneiges que l'on voit au loin. On traverse et on crapahute a travers les terrasses, on longe aussi le terrain de foot probablement le plus haut du monde (on est a 4000m !). La lumiere est tres contrastee et cree une ambiance particuliere. On apercoit le coucher de soleil flamboyant en redescendant a la maison car on ne sait plus trop ou on habite...

Quelle soiree ! On est devenu peruvien et peruvienne d'un soir, habilles comme nos hotes et hotesses, on a tournoyer avec eux a la salle des fetes du coin, sur des musiques jouees par le groupe de jeunes du village ! Decale et sympa car on etait peu nombreux... on a evite la fete a neuneu trop touristique!

La nuit fut calme, pas de chien aboyant, pas de klaxon... juste les gazouillis des oiseaux au reveil. Il fait grand beau, l'eau du lac a completement viree au bleu intense. Un aurevoir a notre gentille famille d'accueil et 1h plus tard, on est a Taquile que l'on imagine tout a fait au milieu de la Mediterrannee, avec ses bonnes odeurs d'eucalyptus. On grimpe encore et toujours, et on profite de ces quelques heures pour admirer le panorama exceptionnel, avant de remplir nos estomacs avec une bonne truite du lac, et enfin, peaufiner notre bronzage des avant bras et des pieds sur le bateau qui nous ramene a Puno.

Les jumelles d'Hugues font le bonheur d'Alfonso de Taquile qui voyage avec nous, il ne les lache pas des 3h que durera le voyage. Il propose meme a Hugues de les troquer contre son bonnet et sa chemise... J'adore son bonnet mais Hugues ne lache pas... pfuuuutttt... materialiste, va !

Demain, on part du Perou pour rejoindre la Bolivie, a quelques heures d'ici mais on ne lache pas encore le Titicaca. C'est tellement chouette qu'on a decide de perseverer dans notre decouverte des îles boliviennes cette fois, avant de retrouver les montagnes et les hauts plateaux andins dans quelques jours.