jeudi 1 décembre 2011

Tiwanaku, La Paz J+4

La Paz, capitale de la Bolivie, tient dans la main quand on monte a l'un des nombreux miradors qui permettent d'admirer toute la ville rouge brique. On passe de 3200 a 4000 en une seule ville, du centre historique et des quartiers riches aux quartiers les plus pauvres en hauteur. Autant dire qu'ici, le nombre d'escaliers et de ruelles qui grimpent est impressionnant. La bonne nouvelle est qu'il n'y a quasiment pas de pollution car tous les vehicules publics, et ils sont nombreux, la majorite meme entre les mini, les micros, les taxis, les trufis, les bus etc... roulent au gaz ! On circule donc en mini ou a pieds, sur les trottoirs encombres par les etals, il y a en effet des marches ouverts partout, la rue est un immense marche a ciel ouvert !

On s'attendait a avoir froid, on a un temps superbe avec ciel degage sur l'Illimani qui culmine a 6462 metres.
Entre balades dans le quartier colonial, les multiples marches en tous genres, les nombreux musees (on en a visite 6, bon d'accord, ils se visitent en 1/2 heure), la degustation quotidienne et traditionnelle des salteñas a 11h (sorte de croissants fourres a la viande et aux legumes delicieux), le shopping d'artisanat local, les jours passent trop vite, on a meme decale notre depart de 2 jours...

On a quand meme fait un aller retour au site archeologique de Tiwanaku (4h de minibus bien tappecul !), beaucoup moins impressionnant que les sites peruviens... il faut quand meme dire que les ruines ont 800 ans de plus et que c'est la premiere origine repertoriee de l'empire inca. A retenir : les monolythes et la belle porte du soleil que l'on a vu en vraie et c'est beaucoup mieux qu'en miniature sur les etals des vendeurs de babioles !

Demain matin, on part normalement pour Sajama, un parc national montagneux delaisse des touristes mais apparemment splendide. Enfin je dis normalement car il n'y a pas qu'en France qu'il y a des greves continuelles, les boliviens nous battent ! Et en ce moment, ils bloquent tous les jours des terminaux de bus et des peages, chaque jour un blocage different. Leurs revendications : continuer de pouvoir faire de la contrebande pour survivre... et oui, avec le tarif de gaz a moitie prix du tarif international, beaucoup de gens arrondissent leurs fins de mois en en vendant au Chili et au Perou, du coup, chaque augmentation de prix  est l'occasion d'une protestation nationale. On en est pas encore a negocier les retraites ici !

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