jeudi 26 janvier 2012

Tout a une fin...

Voilà le récit de nos aventures en mots et en photos. Un beau voyage multiethnique qui nous a emmené dans des contrées superbes et d'où l'on revient forcément plus riche. 

Comme dans tout blog, la lecture commence par la fin du voyage, à moins que vous n'utilisiez le calendrier. Quelques photos sont intégrées aux articles (cliquez pour les agrandir) mais la majorité sont dans les albums dans la colonne de droite. Beaucoup de photos de paysages, moins de scènes de vie quotidiennes ou de locaux (difficiles à prendre dans ces pays). Ayant utilisé un clavier qwerty, il manque les accents à peu près partout...

Et avant de vous laisser à la lecture de nos plus de 50 000 km à travers le globe, voici quelques chiffres : nous avons parcouru 7600 km en voiture aux Etats-Unis et la même chose en bus (hors bus de villes) en Amérique du sud pendant plus de 300 heures les fesses posées sur un siège. 71h de plus avec les vols, bateau et train. Pour se dégourdir, il a fallu marcher 220 km lors de 107 heures de trek (hors marches de villes) soit 3 semaines de travail à 35h ! Nous n'avons pas comptabilisé les dénivelées, les lamas et alpagas croisés, les pavés foulés, les feuilles de coca machées, les pistes empruntées, et les caipirinhias bues pour se désaltérer !

samedi 21 janvier 2012

Ile de Tinhare, Gamboa J+4

Au bord de quelle plage de reve a-t-on bien pu finir notre voyage ? Le choix n'a pas ete facile comme vous pouvez l'imaginer, il ne fallait pas se tromper sinon c'est tout le voyage qui prenait l'eau... On finit enfin par se decider la veille du depart de la Chapada Diamantina,  pour l'Ile de Tinhare, au village de Morro de Sao Paolo apparemment plus belle station balneaire du Bresil sur une ile de reve ou les plages desertes sont legion quand on se donne la peine de les chercher. On a un leger doute sur le cote tres touristiques du village et les tarifs pratiques mais on s'est toujours debrouilles jusque la pour que ca rentre dans notre budget et trouver des coins sympas.

On enfile donc nos 7h de bus jusqu'a Salvador puis 1h30 de bateau pour rejoindre l'Ile d'Itaparica a Mar Grande, ou l'on passe la nuit et qui nous permet de rejoindre Morro le lendemain matin. On grimpe dans un minibus apres s'etre fait mene en bateau par un rabatteur cherchant sa commission et c'est 2h30 plus tard apres avoir traverse tout le nord de l'ile aux jolis paysages de cocotiers et de mangrove que l'on arrive a Valanca ou une lancha `conventionnelle` donc pas rapide devrait nous emmener a bon port 1h30 plus tard. On comprend pourquoi le trajet en catamaran Salvador/Morro coute cher, il est juste 3 fois plus rapide ! 

On longe Tinhare et l'on voit de longues plages de sables blanc desertes, ombragees par de beaux palmiers
et cocotiers, puis arrive un petit village typique et colore avec quelques bateaux de pecheurs en suspend sur le sable, et l'on se dit que Morro n'est pas aussi betonne et europeannise qu'on le dit. Et ca nous plait vraiment beaucoup... Un jeune homme nomme Santiago, espagnol, accompagne de sa femme et leur nouveau ne, nous entend et nous apprend qu'on n'est pas a Morro mais a Gamboa, sur la meme ile et a 40mn a pied de Morro ou 7 mn en bateau. Ils descendent du bateau. Un regard entre nous, ni une ni deux, on saute du bateau egalement avant qu'il ne reprenne sa route pour Morro !

Santiago nous propose dans la foulee une pousada ou il est cuisinier saisonnier, dans nos tarifs, au bord de la plage, a 10mn du village, pres de la falaise ou il y a les fameux bains d'argile... Chambre vue sur mer (et seuls locataires de la pousada pendant 4 jours), pousada Gemeos Etxea tres joliment decoree tenue par Emma, cuisine bahiano-mediterraneenne top par Santiago ou cuisine locale au village type poulpe grille ou crevettes au lait de coco, capirhinas geantes preparees par Rasta, plage deserte, eau a 26, hamac sous les cocotiers, bains d'argile gratuits tous les jours (au choix argile jaune ou argile rose ??? Oh... la jaune fait la peau plus douce)... trop dur.

On a quand meme vecu un episode pas facile... Il a fallu aller a Morro prendre nos billets de catamaran pour le retour sur Salvador et retirer de l'argent car sinon corvee vaisselle a la pousada. On voulait en profiter pour visiter Morro, se baigner vers la 4eme plage, apparemment deserte, et rentrer par la plage a maree basse le long des criques. Programme qui parait simple et sympa... On prend donc le bateau pour rejoindre le village et quand on arrive a Morro, c'est la stupeur !!! C'est pire que la cote d'azur le 15 aout ! On traverse le village : c'est St Tropez (ambiance et tarif) et le seul distributeur de billets est en panne, on longe les 4 plages et on n'effleure meme pas un grain de sable, on marche sur de jolies dales, les dizaines de resto et bars assennent une musique insupportable et les vacanciers, tres tres tres nombreux, sont entasses comme des sardines sur les plages, meme la 4eme. Je vois qu'Hugues commence a perdre son calme.... Demi-tour !

On cherche le 2eme distributeur de l'ile qui est bien bien cache, et la gentille dame que l'on trouve, qui n'est pas un distributeur, nous informe qu'elle ne donne de l'argent qu'aux bresiliens, que le distributeur sera ravitaille dans 2 jours et qu'il faut aller a Valanca si c'est urgent. Arghhhhh... On remonte ou plutot on retraverse le village a grandes enjambees pour en sortir vite et miracle, le distributeur internationnal est repare ! On attend tres tres tres patiemment environ 45mn pour retirer enfin quelques reals avant de galoper vers la sortie du village en direction de Gamboa, chez nous quoi ! Et avec la certitude qu'on aurait deteste debarquer la il y a quelques jours... C'est probablement beaucoup plus calme en basse saison mais a cette periode, c'est juste l'enfer alors qu'a Gamboa, c'est le desert... A croire que les bresiliens n'aiment que s'entasser la ou c'est deja bonde...

Il est temps de repartir vers Salvador apres ces petits jours bien reposants et on embarque sur un catamaran qui doit nous ramener a la Ville en 2h. Mais on ne s'est pas ce qui nous attend. On se prend toutes les vagues de plein fouet ! Au bout de 10mn, tout le monde est blanc, les premiers partent vomir, les autres s'accrochent, filent dehors prendre l'air, se tiennent le tete dans les mains, se couchent sur les banquettes. Les `hommes en bleu` a la fonction securitaire deviennent rapidement des infirmiers et hommes de menage : ils distribuent des sacs, donnent des mouchoirs, vident les poubelles...

On a voyage 137 jours, on aurait pu faire une insolation aux Etats-Unis, prendre une tique ou la gale a Lares, choper une intoxication alimentaire en Bolivie, attraper la dengue au Bresil, mais non, c'est une `balade` en catamaran qui me met le ventre conmme le tambour d'une machine a laver. 2h plus tard, je suis lessivee !

Je ne vous donnerai pas trop de details mais j'ai fini couchee par terre, a transpirer et etre gelee, 8 sacs a mon actif et 2 kg de moins ! Le voyage durera finalement 3h et ce fut un cauchemar et une eternite pour beaucoup d'entre nous. Hugues s'en ai sorti meme s'il etait un peu pale... heureusement car il a fait un tres bon assistant sac et mouchoirs !

Derniere soiree a Salvador, en plein Festival Oludum sur la place du centre historique (donc juste a cote) ou le groupe joue gratuitement devant des fans survoltes, mais c'est a peu pres tous les soirs ainsi... derniers achats demain, bouclage de sacs pour la derniere fois, et retour dans nos penattes... Fermez les paupieres.

mardi 17 janvier 2012

Chapada Diamantina J+4

Apres nos nombreuses capirinhas et moquecas de Salvador, il faut bien aller marcher un peu pour eliminer toutes ces toxines ! On embarque donc dans un bus pour 7h de route en direction du Parc National de Chapada Diamantina, connu pour les nombreuses extractions de diamants mais aussi car il arbore une diversite de paysages grandioses. On se pose a Lençois, joli village colonial tout colore, porte d´entree du parc.
On abandonne assez vite le trek de 3 jours prevu car on arrive au bout du voyage et on n´a plus envie de faire de gros efforts physiques... il faut ajouter que la chaleur et l´humidite finissent de nous convaincre de se la jouer cool. On se degotte une pousada sympa chez Rita qui nous propose illico une rando le lendemain pour decouvrir la cascade Sossego a 3h30 du village, et comme on n´est pas a la plage, on dit banco. Ce sera une rando equilibriste de 14 kilometres ! Apres quelques kilometres dans la jungle, on suit le rio en grimpant, escaladant, rampant meme, entre les rochers roses en gres et les rapides de la riviere. Ce qui est etonnant, c´est la couleur de l´eau due au fer mais surtout aux mineraux : pour Hugues elle est coca cola, pour moi elle est cafe jus de chaussette... mais l´ensemble roches + eau creent un environnement vraiment unique. On est donc au pied de plusieurs cascades, avec arret baignade evidemment a Ribeiro dei Meio ou l´on peut faire du surf sur les pieds sur un tobbogan naturel geant, et oui , et on rentre sur les rotules !

On decide de se la jouer vraiment cool le lendemain... pfuuuttttt... on s´est encore fait avoir ! On file en tong vers une autre cascade 'La primavera" avec piscines naturelles pour pouvoir se baigner, a 3 km du village une nouvelle crapahute sur les rochers bien glissants et c´est pour moi une gamelle qui me retourne un orteil, aie ! N´empeche que c´est toujours tres beau...

On se fait une derniere journee Chapadesque en vrais touristes ! On part avec un guide et 4 bresiliens decouvrir les grottes tres typiques de la region, on rampe une nouvelle fois sous les stalactites calcaires a la Gruta Famaça, on se baigne dans une eau translucide dansla Gruta Paneirho, on randonne vers le Passeo del diablo puis au Morro Pao Ignacio pour avoir une vue de toute la vallee de Capao... une journee tres pleine, diversifiee et riche qui nous a permis de decouvrir la region au-dela de Lençois.

Pas de trouvaille de diamants... on repart pour a nouveau 7h  de bus direction la plage... laquelle ? on ne sait toujours pas...

samedi 14 janvier 2012

Salvador de Bahia J+4

Apres etre passes par Rio pour prendre l´avion, nous voila a Salvador de Bahia. Et la le decor et l´atmosphere changent un peu : 38 degres le jour sous le soleil, 28 la nuit, il fait chaud ! Ensuite la population. Si Rio nous a paru se caracteriser par ses plages et ses morros celebres, ses inegalites inportantes de richesse et sa pluralite ethnique, Salvador nous semble plus homogene. La Communaute d´Afrique de l´Ouest, Angola en tete represente la grande majorite. Descendants des peuples esclavagises, ils font de la 4eme ville du pays le coeur musical, historique et gastronomique du Bresil. Du coup, le centre ville nous fait vivre au rythme des batucadas qui sillonent chaque soir le coeur historique aux facades colorees, avec ca et la des concerts de samba et de bossa sur les places et terrasses des cafes.

Des dizaines de stands improvises nous proposent des capirinhas et des acarajes et les rues sont noires de monde quasi chaque soir de la semaine, on se demande d´ailleurs quand est-ce qu´ils se reposent (et qu´ils travaillent !). Dans les autres quartiers, l´ambiance est soit plus europeenne, soit miserable.

A Bahia, on trouve aussi des plages. Les bahianais y vont en famille, se posent sur les tables qui colonisent le rivage, et boivent et mangent a longueur de journee (c´est les vacances ici). En tout cas, pas moyen de poser sa serviette pour faire bronzette, en meme temps, le soleil est brulant. Alors on fait comme tout le monde, on se pose sur la plage d´Itapua, a une vingtaine de kilometres de Bahia, a la 'barraca' de Falcon, qui n´a pas l´air de tourner a la vitamine C mais a la C tout court (completement allume le gars). Ensuite, petite balade sur le rivage avec un petit passage dans une rue deserte histoire de se faire braquer notre sac a dos ; le mec etait pas bien convaincu, il essaye de l´arracher, je le pousse en disant non non non, et il s´en va bredouille : c´est ca de braquer juste apres la sieste, on n´a pas la frite ! Falcon aurait fait beaucoup mieux.

On deambule dans les rues des 4 quartiers historiques, on fait une petite visite au marche le plus roots rencontre depuis longtemps 'le mercado Sao Joaquim' a quelques encablures du centre en bord de mer, et on vit au rythme des bahianais. Nous logeons dans une guesthouse 'le Nega Maluca' sympa a Santo Antonio, en plein coeur des fiestas, on mange des moquecas de toutes sortes, aux crevettes, au poisson, aux fruits de mer et on se regale, ensuite on fait les boutiques du quartier, ouvertes jusqu´a tard histoire de digerer...

Bahia est aussi la ville des candombles (religion qui croise le catholicisme et l´animisme) et on ne pouvait pas ne pas participer a une ceremonie dans un terreiro. C´est donc dans une maison angolaise que nous nous sommes retrouves, tout de blanc vetu (encore une fois, les bresiliens adorent le blanc pour celebrer toutes leurs divinites), avec une bonne vingtaine de musiciens et mamies en transe toutes blanches egalement, pour celebrer l´orixa du jour (l´esprit de la terre)... et ce fut assez unique. Presque 3h de danse 'dediablees' au son des percus en buvant et mangeant des mets typiquement angolais, principalement a base de semoule. 


 On adore Salvador, on y reviendra juste avant de rentrer en France histoire de feter dignement notre depart a grands coups de capirinhas pour finir la monnaie et bien dormir dans l´avion...

dimanche 8 janvier 2012

Ilha Grande J+4

Bon ok. Dans les guides de voyage et autres infos sur Ilha Grande, on peut lire `Ile paradisiaque aux plages de sable blanc sublime, eau turquoise, avec possibilite de faire de multiples randonnees dans la jungle pour passer d`une plage a l`autre.` Et bien voila, j`ai presque tout dit pour ceux qui restent a la plage ou prennent le bateau, pour les autres, c`est une autre affaire !

Parce que les randonnees dans la jungle, c`est pas aussi fastoche que ca. Prenez des sentiers qui grimpent bien bien raides sur une terre ultra glissante, au milieu de racines, pierres, feuilles, branches en tout genres, ajoutez 100 pour 100 d`humidite (on sue des la premiere seconde, ca ne s`arrete plus et on ne seche jamais), arrivez en haut des 984 metres du pic le plus haut `le Papagayo` pour admirer la vue exceptionnelle sur les iles alentours... et la c`est le flop... un brouillard tellement epais qu`on voit a peine ses pieds ! hahaha !

3 jolies glissades et gamelles plus tard a la redescente, on traverse a nouveau les forets de bambous et autres arbres a lianes, on evite les singes hurleurs qui nous donnent pas bien envie de se faire copains avec et hop, la plage... Rhaaaaaaaa...quel bonheur....

N`empeche qu`on a quand meme remis ca le lendemain pour continuer nos visites de plages mais bien nous a pris, on est rentre en bateau, et on a bien fait car il s`est mis a pleuvoir, on aurait fait du toboggan geant !

Et pour bien cloturer ces jours de `avant de me detendre a la plage, j`en bave dans la jungle`, on a deguste une enorme moqueca de poisson et crevette divine accompagnee de capirinha... Non mais... on est en vacances quand meme !

vendredi 6 janvier 2012

Rio J+4

 Si tu vas a Rioooo,  n´oublie pas ton petit maillot... Ah non, c´est pas ça ? Si tu vas a Rioooo, n´oublie pas de prendre ton poncho !

Apres 3 annulations et defections de logeurs potentiels, nous etions la ou il fallait etre, a la super Casa de gente chez Pauline et Roberta, a la limite de Lapa, quartier populaire qui fait la fete jusqu´au bout de la nuit et Santa Theresa, le quartier boheme aux jolies maisons coloniales perche sur sa colline.

Arrives un vendredi soir, on a tout donc bonnement ete mis dans le bain avec les Vendredis de Lapa. Apres quelques capirinhas a 1 euro bues sur le genial escalier de Selaron (a 50 metres de la Casa) a regarder de quoi les bresiliens etaient capables, on s´est dit qu´ils etaient capables de tout ! Comme mettre des soundsystem a fond toute la nuit en pleine rue et danser comme des fous. Evidemment on ne compte pas le nombres de litres de capi et de bieres bu... A 21h, c´est calme, a minuit, la rue se remplit a ras bord jusqu´a 5h tappantes, c´est le bal bresilien a ciel ouvert. Et si vous voulez dormir, mettez vos boules quies ou demenagez !

La tete un peu enfarinee de lendemain matin, on profite du temps mi-figue mi-raisin pour visiter "notre" grand double quartier qui nous emballe definitivement, puis nous diriger vers le centre historique, completement vide de ses habitants avec toutes les boutiques closes un samedi a 16h !

Il faut dire que tout le monde se prepare pour le fameux reveillon du Jour l´an se deroulant sur la celebre plage de Copacabana. Au programme : tout de blanc vetu, on admire a minuit pile, accompagnes par 2 millions de cariocas, l´enorme feu d´artifice etale sur 4,5km et tire sur des barges posees sur l´ocean. Ensuite, concerts et danse jusqu´au bout de la nuit les pieds dans le sable, entasses comme des sardines dans une foule bien compacte ! En option obligatoire cette annee : le goretex, le parapluie ou la cape de pluie, sans oublier David Guetta qui s´est invite a la fete... aie... Heureusement, la pluie n´a jamais empeche un carioca de faire la fete surtout le 31 decembre ! Il parait que nous avons laisse 650 millions de tonnes de detritus sur la plage, pas mal hein ?

C´est la tete encore un peu plus enfarinee que nous avons ouvert un oeil ce premier jour de l´annee 2012 pour voir que le temps etait encore plus abonimable que la veille. Sitot recouches. Et releves tres tard pour faire une petite viree a Ipanema, quartier chic de bord de plage de la zone sud ou l´on va pouvoir grignoter un bout. Et a Ipanema, on fait les choses bien, on comnmande un microclimat... et ca marche, pas de pluie ! On la retrouve vite en rentrant a Lapa... Pfuuuuttt... meme les microclimats se payent !

Comme on n´est pas vraiment des touristes normaux mais plutot des warriors, on passe la journee de notre 3eme jour a Rio a Copacabana, sous le deluge, a faire les boutiques les pieds dans les flaques, trempes de la tete aux pieds parce qu´on est en tong (les baskets sont un peu ruinees...). On espere le soleil heure apres heure, c´est ce que nous a dit internet mais on ne le croit plus... on voudrait pouvoir admirer la baie de Rio de tout la-haut avant notre depart mais que dalle.

On insiste... on insiste... et on fait bien. On decale notre depart pour Ilha Grande en esperant le lendemain matin pouvoir faire un saut au sommet du Pain de Sucre. Miraculeusement, le ciel est presque completement degage quand on ouvre un oeil ! On saute dans le metro, on court jusqu´au Pain, on poiraute comme tout le monte, on grimpe dans le telepherique et hop, on est en haut... et la enfin on en a plein les yeux ! La ville est vraiment sur un site naturel exceptionnel, ca valait la peine.

On est arrives a Rio avec le soleil, on repart avec... C´est l´heure de vite repartir, un bus, un bateau pour une île paradisiaque. A suivre...

lundi 2 janvier 2012

Iguazu J+3

"Chere maman, cher papa, cher doudou,

Je suis a Iguazu. Il parait que c´est en Argentine, mais aussi un peu au Bresil, mais juste de l´autre cote de la riviere, c´est le Paraguay. J´ai rien compris. En plus, les gens, ils parlent des fois espagnol et des fois, ils mettent des "ao" a la fin de tous les mots, c´est bizarre...

Je suis alle dans un grand parc plein d´arbres tout tordus avec des grosses feuilles bien vertes, mais y´en a aussi des petites. Et j´ai vu plein d´animaux tres tres tres etranges. Une sorte de gros lezard noir avec des pois blancs, presque aussi grand que moi quand j´avais deux ans, c´est a dire l´annee derniere. Y´avait aussi des sortes d´ecureuils a 4 pattes et avec un immense bec qui sautent sur les gens pour leur voler leurs gateaux, ca s´appelle des coatis. C´est la vraie jungle comme dans le Livre de la Jungle ! Les animaux, ils sont tous en liberte et j´ai failli marcher dessus... et puis j´ai vu une fourmi geante meme qu´on peut les manger farcie avec de la bile d´iguane. Beurk !

On a beaucoup marche pendant 2 jours alors qu´il faisair tres tres tres chaud et on a ete oblige de boire 3 litres d´eau chacun, c´est beaucoup. Ah oui j´allais oublier !!! Dans le parc, il y a une riviere qui se jette dans un gros trou en faisant un gros bouillon, ca faisait beaucoup de bruit et j´ai eu peur, il faut pas tomber dedans. Y´avait meme un arc en ciel dans le trou, c´est pas normal, ils sont au ciel les arc en ciel. Alors, on l´a vu d´en haut, d´en bas, du milieu, on a pris tous les chemins du parc qui vont dans tous les sens et on a vu plein plein plein de rivieres tomber par terre ! C´etait vachement beau... mais j´avais tellement soif que j´aurais bien tout bu mais comme je pouvais pas, je me suis baigne sous une grande douche comme la dame qui se lave dehors toute nue a la tele. Sauf que l´eau, elle etait plus froide.

Apres le soir, on rentrait manger une glace parce que le monsieur, il arrete de faire couler l´eau. Il faut bien que la riviere, elle se repose aussi. Je veux plus aller a Miribel, c´est tout caca. J´espere que mamie va bien.

Bisous."

lundi 26 décembre 2011

Salta / Cafayate J+5

Apres le Chili en 4 jours, l'Argentine en 8 ! c'est le 2eme pays de transit avant le Bresil ou l'on finira notre voyage. On arrive donc a Salta, bourgade au joli centre historique mais qui pourrait etre encore plus agreable s'il n'y avait pas tant de circulation et donc de bruit... jour et nuit, meme chose, les rues sont pleines. Pleines de voitures et pleines de pietons... et jusqu'a tard. Il faut dire qu'il fait tellement chaud que tout reouvre a 18h jusqu'a minuit.

On a trois jours devant nous pour decouvrir la region de Salta. Nord ? Sud ? Ouest ? Voiture de location ? Bus ? On opte rapidement pour le bus vu le prix des voitures de location et pour la destination, et bien le choix fut vite regle. Des montagnes au nord, des montagnes a l'ouest, des montagnes et des vignes au sud. Devinez ou nous sommes partis !

Un bus et 4h plus tard d'une route grandiose traversant la Quebrada de las Conchas, nous debarquons a Cafayete, la ville aux vieilles 504 et R12 aux couleurs improbables... mais ville aussi ou l'on fabrique le vin le plus haut du monde (les vignes naviguent entre 1600 et 2700 metres d'altitude) avec des cepages bien francais comme le Malbec et le Tannat, introuvables en France depuis l'epidemie de filoxera en 1970 et un cepage local le Torrentes qui produit un blanc etonnant a la fois tres fruite et sec. S'ajoute a cela des Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay et d'un clin d'oeil, on se croirait dans le maconnais !

On a ainsi passe nos journees a se promener au Musee du vin ultra interactif, a la bodega Domingo Hermanos avec visite et degustations, a la Cava del vinos, a El Chato, cave a vin speciale avec "lignes" de degustation, dans les petits restos locaux... on a vite oublie la montagne et nos bonnes resolutions de randonner. Et puis, le temps a vire a l'orage et l'orage en montagne, c'est dangereux :-) !

11 vins differents degustes en 2 jours, 3 kg de viandes chacun (ah... la parillada : barbecue de viandesssss -chorizo, saucisses, poulet, boeuf et mouton-), des bonnes nuits et des siestes pour digerer tout ca... et c'est le retour a Salta la tete bien videe mais le ventre et le foie bien plein. Et on n'a pas encore fete Noel ! Oups...

Noel a Salta, c'est l'auberge espagnole en Argentine : un petit melange de nationalites des residents de l'auberge de jeunesse, de son equipe, un melange de viandes sur le barbecue, un melange de vins rouges, de blancs, de petillants... et c'est le surlendemain seulement qu'on a mis le nez dehors, la tete encore un peu plombee !

On quitte Salta et sa region par un long long long trajet en bus (23h) pour traverser toute l'Argentine du nord et nous retrouver a Iguazu pour decouvrir les plus spectaculaires cascades du continent...

mardi 20 décembre 2011

San Pedro de Atacama J+4

Le chauffeur du bus qui nous fait traverser la frontiere bolivianochilienne nous previent de suite avec un grand sourire : "San Pedro de Atacama, es un pueblo bonito, muy touristico, muy caro (tres beau, tres touristique, tres cher)". Et c'est exactement ca... il aurait pu rajouter "Village vacances ou l'on se croirait au bord de la mer alors qu'on est en plein desert" ou "Village de babacool ou il fait bon vivre quand on a un bon  porte monnaie". 

C'est sur qu'en venant de la Bolivie, ca nous fait tout drole... les chambres d'hotel et les restos sont 3 fois plus chers qu'en Bolivie et le village regorge d'agences proposant toutes les memes expeditions (termes, lagunes, villages typiques et desert) a des tarifs passant du simple au double. Il est ici difficile de bouger par soi-meme si l'on n'est pas adepte du VTT et des pistes tappecul, tout est fait pour se deplacer en groupe et autant dire que ce n'est pas notre type de voyage prefere !

Puisqu'on est la et que le village est somme toute tres agreable et notre hotel a une cuisine, un super jardin avec transat et hamac, on profite de ces quelques jours pour etre nous aussi en vacances et ne pas trop s'agiter dans tous les sens. On profite ainsi du beau temps sec, on fait la cuisine special "verdura", on traine sur l'internet gratuit de l'hotel, on mange des glaces et ca fait du bien ! Et puis il faut dire qu'Hugues sort d'une intoxication alimentaire et je suis en plein dans un gros rhume qui me laisse sans voix donc le repos est aussi le bienvenu.
 

Bon... vu qu'on n'est pas non plus au Club Med et qu'on est venu jusque la, on ne va pas non plus ne rien faire du tout, ce n'est pas trop dans nos habitudes et puis c'est notre seul periple de quelques jours au Chili.

Premiere escapade dans le desert d'Atacama, le plus aride du monde, a la Vallee de la Luna et Vallee de la Muerte, a quelques kilometres seulement de San Pedro. La Vallee de la Luna, c'est la Cordillera de Sal ou plus exactement une chaîne de montagne faite d'un agglomerat de sel issue d'une ancienne lagune de sel devenu salar et de matiere volcanique, melange de sable et de cendre ; une roche tres friable et tres escarpee qui brille au soleil tel du quartz. On se retrouve dans un canyon, on grimpe sur la roche, on visite la mini mine de sel d'ou Juan, notre super guide de l'agence Andes Expediciones (la moins chere de la place), nous extirpe des cristaux de sel transparants comme de l'eau claire qui nous serviront pour la soupe du soir !


On continue vers la Vallee de la Muerte, le vent s'est leve et c'est tempete de sable dans la vallee qui alterne, au bord d'un grand canyon, dunes de sable gris et roches oranges et rouges. On grimpe en haut de la plus grande dune et on en a plein les yeux, sable compris mais le decor est splendide... On termine la journee par le fameux coucher de soleil sur la Cordillera de Sal... On rentre avec du sable incruste partout, jusqu'au bout des orteils, et hop, c'est l'heure de la soupe au cristal de sel !


Hugues l'attendait depuis longtemps... depuis Tecopa aux Etats-Unis ou il a ete completement ebloui par le ciel et sa voix lactee, il scrute le ciel tous les soirs dans l'attente d'un second choc "lacte". Lorsqu'on apprend que la desert d'Atacama reserve des ciels superbes et qu'un astronome francais organise des visites du ciel via des telescopes geants, on court s'inscrire. Peut-etre meme qu'on est a Atacama que pour ca...


Jusqu'au dernier moment, on ne sait pas si la visite aura lieu, le ciel n'a cesse de se charger et se decharger toute la journee, et miracle, a l'heure prevue 21h, le ciel est completement degage. Youhou ! Et c'est parti pour une visite ludique et instructive des etoiles, des planetes, des constellations narree par Alain Maury, l'astronome installe a Atacama qui a installe des telescopes enormes dans son jardin, en plein desert. Dorenavant, on connait tout d'Orion, de Jupiter, de la supergeante rouge, des nebuleuses et des etoiles jumelles !

C'etait une visite express du Chili via Atacama, on file ou plutot on va s'assoir dans un bon bus bien cher chilien durant 9h pour rejoindre l'Argentine...

samedi 17 décembre 2011

Ser Bolivian J+28

Et voila, on quitte la Bolivie apres 4 semaines bien pleines et du meme coup l'empire Inca apres 9 semaines et demi ou on n'a pas fait beaucoup de stripstease malgre le temps qui a plutot ete avec nous (il faut dire que grace a internet, on anticipait le mauvais temps pour l'eviter et ca a plutot bien fonctionne !). Meme si les 2 cultures peruvienne et bolivienne sont proches, on a quand meme repere quelques particularites boliviennes que nous pointons ci-dessous apres avoir epluche les particularites peruviennes il y a quelques semaines...

SER BOLIVIAN :
- Faire baptiser sa voiture par un pretre, au champagne ou a la biere pour les moins fortunes.
- Ne pas mettre de miroir dans les chambres d'hôtels pour ne pas se voir le matin au reveil.
- Pour les dames : faire pipi comme les hommes au bord de la route, en soulevant sa jupe !
- Utiliser les bus pour faire des reunions tupperwar ou l'on peut acheter complements alimentaires ou une brosse a dent.
- Etre a la mode musicale avec Alphaville et les tubes des annees 80 et 90... aîe...
- Monter toutes les portes a 1,75 cm
- S'arreter systematiquement manger au restaurant lors de trajet de bus de minimum 4h
- Monter des tas de murs servant de delimitations alors qu'il n'y a rien a mettre dedans, ni culture, ni elevage.

vendredi 16 décembre 2011

Salar d'Uyuni / Sud Lipez J+3

Cette region du sud de la Bolivie se merite car les routes sont mauvaises et bien longues, mais que de beautes naturelles !
Depart d'Uyuni dans un 4/4 flambant pas neuf avec a son bord Fabio chauffeurguidemecanicien, Marta cuisiniere, Frances et Claudia Suissesses Allemandes, Marcella et Mat australiens, et nous-memes. Soit 8 personnes et pas moins de 4 langues pour se parler... facile non ?!


La premiere journee est consacree au Salar d'Uyuni, vaste desert de sel de plus de 12000 m2. Au dessus de nos tetes, un beau soleil et tout autour de nous, des orages... hum... il parait que le Salar est superbe dans l'eau. On embarque, on file, on s'arrete au cimetiere des trains, on repart, visite de l'hotel de sel, trop de monde, on decide d'aller se planter au milieu du Salar pour manger, et c'est la que nous sommes devenus le groupe des culs blancs pour 3 jours. Et oui, le sel, c'est blanc et c'est mouille... erreur de debutant du Salar !

Plus on avance dans le Salar, plus Fabio devenir taciturne ... il fait dire que l'on passe d'un sol sec a 5cm d'eau puis 10cm, 15cm... C'est effectivement incroyablement beau. Mais Fabio s'arrete. D'un air grave, il nous annonce qu'il va falloir faire demi-tour, meme s'il fait un temps magnifique pour le moment, l'orage va forcement nous tomber dessus car on va droit dessous et on ne pourra plus traverser... et apparemment tomber en panne au milieu du Salar ne le fait pas tellemet tripper !! Bon... on est un peu depite car il faut oublier la visite des iles Pescado et Inca Huasi et leurs cactus geants en plein Salar mais de toute facon, on n'a pas bien le choix... on se retrouve donc au point de depart a Uyuni quelques heures plus tard puis nous descendons vers le Lipez  par une route qui longe le Salar pour arriver dans un refuge d'occasion pour passer la nuit. Comme on n'est pas attendu, on retrouve Marta en train de faire la cuisine a la bougie dans sa chambre et on finit enfin par manger a 21h...

On est en forme le lendemain pour descendre dans le Sud Lipez et c'est absolument grandiose... on passe de lagunes de toutes les couleurs au desert, on tombe en panne (parce qu'il le fallait bien) au milieu de nulle part ou l'on se prend une belle mini tornade de sable comme nous en verrons souvent, bref, les photos parlent d'elles-memes... Soiree multilingue arrosee au vin rouge local bien piquant, nuit ultra courte car reveil a 4h du matin pour filer aux geysers "Sol de la mañana" a l'ambiance magique qui valent vraiment le reveil a 4h, enchainement d'autres lagunes lunaires jusqu'au desert de Dali ou les montagnes ont des couleurs chamarees telles les tableaux de Dali evidemment. Et puis la frontiere Chilienne... et hop, on change de pays en 3 secondes et on quitte la region la plus belle de Bolivie qui restera indeniablement dans nos memoires avec le fameux periple au Sajama...

lundi 12 décembre 2011

Sucre J+3

Sucre... la ville de la gourmandise... elle porte vraiment bien son nom ! On y trouve du chocolat local (tres rare depuis Cuzco), des etals de fruits et legumes au marche central qui donnent envie de ne manger que ca (et c'est ce qu'on fait grace a la cuisine mise a dispo et degustation dans le jardin de notre hotel), et toujours au marche, des salades de fruits gargantuesques avec chantilly et yaourt ! Ahhhhh... ca change un peu du pouletrizpapates traditionel !

A Sucre, on a decide de se la jouer zen et tranquille, on se balade dans les rues coloniales toutes blanches bien agreables, et on abandonne au fur et a mesure les visites de musees prevues, on a besoin de se vider un peu la tete avant d'entamer notre periple si attendu au Salar d'Uyuni. On a quand meme fait le fameux deplacement du dimanche jusqu'a Tarabuco (3h de bus A/R !) ou un superbe marche nous a fait decouvrir l'artisanat indigene. Des tissus, textiles, tentures absolument magnifiques tisses a la main durant des mois... trop cher pour nous, on s'est juste achete 2 sets de tables !

Et puis, en ce moment on passe beaucoup de temps sur le net pour preparer la suite du voyage : quelques jours seulement au Chili et en Argentine (cultures differentes = fonctionnement different) puis 3 semaines au Bresil alors que l'on tombe en pleines vacances scolaires avec un budget tres tres serre pour nous. Heureusement, j'ai reussi a echange dans un hotel un pauvre bouquin contre le Routard 2011 du Bresil, on a enfin des infos claires qui nous permettent d'envisager la suite et fin du voyage sous les cocotiers !

Un petit chorizo chaud au marche (que l'on a goutte avant hier et c'est tellement bon qu'on s'en refait un aujourd'hui, 10 bolivianos = 1 euro), recuperation de la lessive propre, une visite a l'Alliance francaise, la reservation du periple a Uyuni avec une agence et on ne sait pas encore laquelle, reconfection des sacs et demain matin, nous partons pour 9h de bus direction Uyuni par une route/piste avant de monter dans un 4/4 pour 1000 km de pistes en tous genres a travers le desert de sel et les lagunes multicolores, pour finir a San Pedro de Atacama au Chili vendredi soir. Il ne nous reste que quelques jours en Bolivie mais ils devraient etre spendides... Prochain post a notre arrivee au Chili !