jeudi 26 janvier 2012

Tout a une fin...

Voilà le récit de nos aventures en mots et en photos. Un beau voyage multiethnique qui nous a emmené dans des contrées superbes et d'où l'on revient forcément plus riche. 

Comme dans tout blog, la lecture commence par la fin du voyage, à moins que vous n'utilisiez le calendrier. Quelques photos sont intégrées aux articles (cliquez pour les agrandir) mais la majorité sont dans les albums dans la colonne de droite. Beaucoup de photos de paysages, moins de scènes de vie quotidiennes ou de locaux (difficiles à prendre dans ces pays). Ayant utilisé un clavier qwerty, il manque les accents à peu près partout...

Et avant de vous laisser à la lecture de nos plus de 50 000 km à travers le globe, voici quelques chiffres : nous avons parcouru 7600 km en voiture aux Etats-Unis et la même chose en bus (hors bus de villes) en Amérique du sud pendant plus de 300 heures les fesses posées sur un siège. 71h de plus avec les vols, bateau et train. Pour se dégourdir, il a fallu marcher 220 km lors de 107 heures de trek (hors marches de villes) soit 3 semaines de travail à 35h ! Nous n'avons pas comptabilisé les dénivelées, les lamas et alpagas croisés, les pavés foulés, les feuilles de coca machées, les pistes empruntées, et les caipirinhias bues pour se désaltérer !

samedi 21 janvier 2012

Ile de Tinhare, Gamboa J+4

Au bord de quelle plage de reve a-t-on bien pu finir notre voyage ? Le choix n'a pas ete facile comme vous pouvez l'imaginer, il ne fallait pas se tromper sinon c'est tout le voyage qui prenait l'eau... On finit enfin par se decider la veille du depart de la Chapada Diamantina,  pour l'Ile de Tinhare, au village de Morro de Sao Paolo apparemment plus belle station balneaire du Bresil sur une ile de reve ou les plages desertes sont legion quand on se donne la peine de les chercher. On a un leger doute sur le cote tres touristiques du village et les tarifs pratiques mais on s'est toujours debrouilles jusque la pour que ca rentre dans notre budget et trouver des coins sympas.

On enfile donc nos 7h de bus jusqu'a Salvador puis 1h30 de bateau pour rejoindre l'Ile d'Itaparica a Mar Grande, ou l'on passe la nuit et qui nous permet de rejoindre Morro le lendemain matin. On grimpe dans un minibus apres s'etre fait mene en bateau par un rabatteur cherchant sa commission et c'est 2h30 plus tard apres avoir traverse tout le nord de l'ile aux jolis paysages de cocotiers et de mangrove que l'on arrive a Valanca ou une lancha `conventionnelle` donc pas rapide devrait nous emmener a bon port 1h30 plus tard. On comprend pourquoi le trajet en catamaran Salvador/Morro coute cher, il est juste 3 fois plus rapide ! 

On longe Tinhare et l'on voit de longues plages de sables blanc desertes, ombragees par de beaux palmiers
et cocotiers, puis arrive un petit village typique et colore avec quelques bateaux de pecheurs en suspend sur le sable, et l'on se dit que Morro n'est pas aussi betonne et europeannise qu'on le dit. Et ca nous plait vraiment beaucoup... Un jeune homme nomme Santiago, espagnol, accompagne de sa femme et leur nouveau ne, nous entend et nous apprend qu'on n'est pas a Morro mais a Gamboa, sur la meme ile et a 40mn a pied de Morro ou 7 mn en bateau. Ils descendent du bateau. Un regard entre nous, ni une ni deux, on saute du bateau egalement avant qu'il ne reprenne sa route pour Morro !

Santiago nous propose dans la foulee une pousada ou il est cuisinier saisonnier, dans nos tarifs, au bord de la plage, a 10mn du village, pres de la falaise ou il y a les fameux bains d'argile... Chambre vue sur mer (et seuls locataires de la pousada pendant 4 jours), pousada Gemeos Etxea tres joliment decoree tenue par Emma, cuisine bahiano-mediterraneenne top par Santiago ou cuisine locale au village type poulpe grille ou crevettes au lait de coco, capirhinas geantes preparees par Rasta, plage deserte, eau a 26, hamac sous les cocotiers, bains d'argile gratuits tous les jours (au choix argile jaune ou argile rose ??? Oh... la jaune fait la peau plus douce)... trop dur.

On a quand meme vecu un episode pas facile... Il a fallu aller a Morro prendre nos billets de catamaran pour le retour sur Salvador et retirer de l'argent car sinon corvee vaisselle a la pousada. On voulait en profiter pour visiter Morro, se baigner vers la 4eme plage, apparemment deserte, et rentrer par la plage a maree basse le long des criques. Programme qui parait simple et sympa... On prend donc le bateau pour rejoindre le village et quand on arrive a Morro, c'est la stupeur !!! C'est pire que la cote d'azur le 15 aout ! On traverse le village : c'est St Tropez (ambiance et tarif) et le seul distributeur de billets est en panne, on longe les 4 plages et on n'effleure meme pas un grain de sable, on marche sur de jolies dales, les dizaines de resto et bars assennent une musique insupportable et les vacanciers, tres tres tres nombreux, sont entasses comme des sardines sur les plages, meme la 4eme. Je vois qu'Hugues commence a perdre son calme.... Demi-tour !

On cherche le 2eme distributeur de l'ile qui est bien bien cache, et la gentille dame que l'on trouve, qui n'est pas un distributeur, nous informe qu'elle ne donne de l'argent qu'aux bresiliens, que le distributeur sera ravitaille dans 2 jours et qu'il faut aller a Valanca si c'est urgent. Arghhhhh... On remonte ou plutot on retraverse le village a grandes enjambees pour en sortir vite et miracle, le distributeur internationnal est repare ! On attend tres tres tres patiemment environ 45mn pour retirer enfin quelques reals avant de galoper vers la sortie du village en direction de Gamboa, chez nous quoi ! Et avec la certitude qu'on aurait deteste debarquer la il y a quelques jours... C'est probablement beaucoup plus calme en basse saison mais a cette periode, c'est juste l'enfer alors qu'a Gamboa, c'est le desert... A croire que les bresiliens n'aiment que s'entasser la ou c'est deja bonde...

Il est temps de repartir vers Salvador apres ces petits jours bien reposants et on embarque sur un catamaran qui doit nous ramener a la Ville en 2h. Mais on ne s'est pas ce qui nous attend. On se prend toutes les vagues de plein fouet ! Au bout de 10mn, tout le monde est blanc, les premiers partent vomir, les autres s'accrochent, filent dehors prendre l'air, se tiennent le tete dans les mains, se couchent sur les banquettes. Les `hommes en bleu` a la fonction securitaire deviennent rapidement des infirmiers et hommes de menage : ils distribuent des sacs, donnent des mouchoirs, vident les poubelles...

On a voyage 137 jours, on aurait pu faire une insolation aux Etats-Unis, prendre une tique ou la gale a Lares, choper une intoxication alimentaire en Bolivie, attraper la dengue au Bresil, mais non, c'est une `balade` en catamaran qui me met le ventre conmme le tambour d'une machine a laver. 2h plus tard, je suis lessivee !

Je ne vous donnerai pas trop de details mais j'ai fini couchee par terre, a transpirer et etre gelee, 8 sacs a mon actif et 2 kg de moins ! Le voyage durera finalement 3h et ce fut un cauchemar et une eternite pour beaucoup d'entre nous. Hugues s'en ai sorti meme s'il etait un peu pale... heureusement car il a fait un tres bon assistant sac et mouchoirs !

Derniere soiree a Salvador, en plein Festival Oludum sur la place du centre historique (donc juste a cote) ou le groupe joue gratuitement devant des fans survoltes, mais c'est a peu pres tous les soirs ainsi... derniers achats demain, bouclage de sacs pour la derniere fois, et retour dans nos penattes... Fermez les paupieres.

mardi 17 janvier 2012

Chapada Diamantina J+4

Apres nos nombreuses capirinhas et moquecas de Salvador, il faut bien aller marcher un peu pour eliminer toutes ces toxines ! On embarque donc dans un bus pour 7h de route en direction du Parc National de Chapada Diamantina, connu pour les nombreuses extractions de diamants mais aussi car il arbore une diversite de paysages grandioses. On se pose a Lençois, joli village colonial tout colore, porte d´entree du parc.
On abandonne assez vite le trek de 3 jours prevu car on arrive au bout du voyage et on n´a plus envie de faire de gros efforts physiques... il faut ajouter que la chaleur et l´humidite finissent de nous convaincre de se la jouer cool. On se degotte une pousada sympa chez Rita qui nous propose illico une rando le lendemain pour decouvrir la cascade Sossego a 3h30 du village, et comme on n´est pas a la plage, on dit banco. Ce sera une rando equilibriste de 14 kilometres ! Apres quelques kilometres dans la jungle, on suit le rio en grimpant, escaladant, rampant meme, entre les rochers roses en gres et les rapides de la riviere. Ce qui est etonnant, c´est la couleur de l´eau due au fer mais surtout aux mineraux : pour Hugues elle est coca cola, pour moi elle est cafe jus de chaussette... mais l´ensemble roches + eau creent un environnement vraiment unique. On est donc au pied de plusieurs cascades, avec arret baignade evidemment a Ribeiro dei Meio ou l´on peut faire du surf sur les pieds sur un tobbogan naturel geant, et oui , et on rentre sur les rotules !

On decide de se la jouer vraiment cool le lendemain... pfuuuttttt... on s´est encore fait avoir ! On file en tong vers une autre cascade 'La primavera" avec piscines naturelles pour pouvoir se baigner, a 3 km du village une nouvelle crapahute sur les rochers bien glissants et c´est pour moi une gamelle qui me retourne un orteil, aie ! N´empeche que c´est toujours tres beau...

On se fait une derniere journee Chapadesque en vrais touristes ! On part avec un guide et 4 bresiliens decouvrir les grottes tres typiques de la region, on rampe une nouvelle fois sous les stalactites calcaires a la Gruta Famaça, on se baigne dans une eau translucide dansla Gruta Paneirho, on randonne vers le Passeo del diablo puis au Morro Pao Ignacio pour avoir une vue de toute la vallee de Capao... une journee tres pleine, diversifiee et riche qui nous a permis de decouvrir la region au-dela de Lençois.

Pas de trouvaille de diamants... on repart pour a nouveau 7h  de bus direction la plage... laquelle ? on ne sait toujours pas...

samedi 14 janvier 2012

Salvador de Bahia J+4

Apres etre passes par Rio pour prendre l´avion, nous voila a Salvador de Bahia. Et la le decor et l´atmosphere changent un peu : 38 degres le jour sous le soleil, 28 la nuit, il fait chaud ! Ensuite la population. Si Rio nous a paru se caracteriser par ses plages et ses morros celebres, ses inegalites inportantes de richesse et sa pluralite ethnique, Salvador nous semble plus homogene. La Communaute d´Afrique de l´Ouest, Angola en tete represente la grande majorite. Descendants des peuples esclavagises, ils font de la 4eme ville du pays le coeur musical, historique et gastronomique du Bresil. Du coup, le centre ville nous fait vivre au rythme des batucadas qui sillonent chaque soir le coeur historique aux facades colorees, avec ca et la des concerts de samba et de bossa sur les places et terrasses des cafes.

Des dizaines de stands improvises nous proposent des capirinhas et des acarajes et les rues sont noires de monde quasi chaque soir de la semaine, on se demande d´ailleurs quand est-ce qu´ils se reposent (et qu´ils travaillent !). Dans les autres quartiers, l´ambiance est soit plus europeenne, soit miserable.

A Bahia, on trouve aussi des plages. Les bahianais y vont en famille, se posent sur les tables qui colonisent le rivage, et boivent et mangent a longueur de journee (c´est les vacances ici). En tout cas, pas moyen de poser sa serviette pour faire bronzette, en meme temps, le soleil est brulant. Alors on fait comme tout le monde, on se pose sur la plage d´Itapua, a une vingtaine de kilometres de Bahia, a la 'barraca' de Falcon, qui n´a pas l´air de tourner a la vitamine C mais a la C tout court (completement allume le gars). Ensuite, petite balade sur le rivage avec un petit passage dans une rue deserte histoire de se faire braquer notre sac a dos ; le mec etait pas bien convaincu, il essaye de l´arracher, je le pousse en disant non non non, et il s´en va bredouille : c´est ca de braquer juste apres la sieste, on n´a pas la frite ! Falcon aurait fait beaucoup mieux.

On deambule dans les rues des 4 quartiers historiques, on fait une petite visite au marche le plus roots rencontre depuis longtemps 'le mercado Sao Joaquim' a quelques encablures du centre en bord de mer, et on vit au rythme des bahianais. Nous logeons dans une guesthouse 'le Nega Maluca' sympa a Santo Antonio, en plein coeur des fiestas, on mange des moquecas de toutes sortes, aux crevettes, au poisson, aux fruits de mer et on se regale, ensuite on fait les boutiques du quartier, ouvertes jusqu´a tard histoire de digerer...

Bahia est aussi la ville des candombles (religion qui croise le catholicisme et l´animisme) et on ne pouvait pas ne pas participer a une ceremonie dans un terreiro. C´est donc dans une maison angolaise que nous nous sommes retrouves, tout de blanc vetu (encore une fois, les bresiliens adorent le blanc pour celebrer toutes leurs divinites), avec une bonne vingtaine de musiciens et mamies en transe toutes blanches egalement, pour celebrer l´orixa du jour (l´esprit de la terre)... et ce fut assez unique. Presque 3h de danse 'dediablees' au son des percus en buvant et mangeant des mets typiquement angolais, principalement a base de semoule. 


 On adore Salvador, on y reviendra juste avant de rentrer en France histoire de feter dignement notre depart a grands coups de capirinhas pour finir la monnaie et bien dormir dans l´avion...

dimanche 8 janvier 2012

Ilha Grande J+4

Bon ok. Dans les guides de voyage et autres infos sur Ilha Grande, on peut lire `Ile paradisiaque aux plages de sable blanc sublime, eau turquoise, avec possibilite de faire de multiples randonnees dans la jungle pour passer d`une plage a l`autre.` Et bien voila, j`ai presque tout dit pour ceux qui restent a la plage ou prennent le bateau, pour les autres, c`est une autre affaire !

Parce que les randonnees dans la jungle, c`est pas aussi fastoche que ca. Prenez des sentiers qui grimpent bien bien raides sur une terre ultra glissante, au milieu de racines, pierres, feuilles, branches en tout genres, ajoutez 100 pour 100 d`humidite (on sue des la premiere seconde, ca ne s`arrete plus et on ne seche jamais), arrivez en haut des 984 metres du pic le plus haut `le Papagayo` pour admirer la vue exceptionnelle sur les iles alentours... et la c`est le flop... un brouillard tellement epais qu`on voit a peine ses pieds ! hahaha !

3 jolies glissades et gamelles plus tard a la redescente, on traverse a nouveau les forets de bambous et autres arbres a lianes, on evite les singes hurleurs qui nous donnent pas bien envie de se faire copains avec et hop, la plage... Rhaaaaaaaa...quel bonheur....

N`empeche qu`on a quand meme remis ca le lendemain pour continuer nos visites de plages mais bien nous a pris, on est rentre en bateau, et on a bien fait car il s`est mis a pleuvoir, on aurait fait du toboggan geant !

Et pour bien cloturer ces jours de `avant de me detendre a la plage, j`en bave dans la jungle`, on a deguste une enorme moqueca de poisson et crevette divine accompagnee de capirinha... Non mais... on est en vacances quand meme !

vendredi 6 janvier 2012

Rio J+4

 Si tu vas a Rioooo,  n´oublie pas ton petit maillot... Ah non, c´est pas ça ? Si tu vas a Rioooo, n´oublie pas de prendre ton poncho !

Apres 3 annulations et defections de logeurs potentiels, nous etions la ou il fallait etre, a la super Casa de gente chez Pauline et Roberta, a la limite de Lapa, quartier populaire qui fait la fete jusqu´au bout de la nuit et Santa Theresa, le quartier boheme aux jolies maisons coloniales perche sur sa colline.

Arrives un vendredi soir, on a tout donc bonnement ete mis dans le bain avec les Vendredis de Lapa. Apres quelques capirinhas a 1 euro bues sur le genial escalier de Selaron (a 50 metres de la Casa) a regarder de quoi les bresiliens etaient capables, on s´est dit qu´ils etaient capables de tout ! Comme mettre des soundsystem a fond toute la nuit en pleine rue et danser comme des fous. Evidemment on ne compte pas le nombres de litres de capi et de bieres bu... A 21h, c´est calme, a minuit, la rue se remplit a ras bord jusqu´a 5h tappantes, c´est le bal bresilien a ciel ouvert. Et si vous voulez dormir, mettez vos boules quies ou demenagez !

La tete un peu enfarinee de lendemain matin, on profite du temps mi-figue mi-raisin pour visiter "notre" grand double quartier qui nous emballe definitivement, puis nous diriger vers le centre historique, completement vide de ses habitants avec toutes les boutiques closes un samedi a 16h !

Il faut dire que tout le monde se prepare pour le fameux reveillon du Jour l´an se deroulant sur la celebre plage de Copacabana. Au programme : tout de blanc vetu, on admire a minuit pile, accompagnes par 2 millions de cariocas, l´enorme feu d´artifice etale sur 4,5km et tire sur des barges posees sur l´ocean. Ensuite, concerts et danse jusqu´au bout de la nuit les pieds dans le sable, entasses comme des sardines dans une foule bien compacte ! En option obligatoire cette annee : le goretex, le parapluie ou la cape de pluie, sans oublier David Guetta qui s´est invite a la fete... aie... Heureusement, la pluie n´a jamais empeche un carioca de faire la fete surtout le 31 decembre ! Il parait que nous avons laisse 650 millions de tonnes de detritus sur la plage, pas mal hein ?

C´est la tete encore un peu plus enfarinee que nous avons ouvert un oeil ce premier jour de l´annee 2012 pour voir que le temps etait encore plus abonimable que la veille. Sitot recouches. Et releves tres tard pour faire une petite viree a Ipanema, quartier chic de bord de plage de la zone sud ou l´on va pouvoir grignoter un bout. Et a Ipanema, on fait les choses bien, on comnmande un microclimat... et ca marche, pas de pluie ! On la retrouve vite en rentrant a Lapa... Pfuuuuttt... meme les microclimats se payent !

Comme on n´est pas vraiment des touristes normaux mais plutot des warriors, on passe la journee de notre 3eme jour a Rio a Copacabana, sous le deluge, a faire les boutiques les pieds dans les flaques, trempes de la tete aux pieds parce qu´on est en tong (les baskets sont un peu ruinees...). On espere le soleil heure apres heure, c´est ce que nous a dit internet mais on ne le croit plus... on voudrait pouvoir admirer la baie de Rio de tout la-haut avant notre depart mais que dalle.

On insiste... on insiste... et on fait bien. On decale notre depart pour Ilha Grande en esperant le lendemain matin pouvoir faire un saut au sommet du Pain de Sucre. Miraculeusement, le ciel est presque completement degage quand on ouvre un oeil ! On saute dans le metro, on court jusqu´au Pain, on poiraute comme tout le monte, on grimpe dans le telepherique et hop, on est en haut... et la enfin on en a plein les yeux ! La ville est vraiment sur un site naturel exceptionnel, ca valait la peine.

On est arrives a Rio avec le soleil, on repart avec... C´est l´heure de vite repartir, un bus, un bateau pour une île paradisiaque. A suivre...

lundi 2 janvier 2012

Iguazu J+3

"Chere maman, cher papa, cher doudou,

Je suis a Iguazu. Il parait que c´est en Argentine, mais aussi un peu au Bresil, mais juste de l´autre cote de la riviere, c´est le Paraguay. J´ai rien compris. En plus, les gens, ils parlent des fois espagnol et des fois, ils mettent des "ao" a la fin de tous les mots, c´est bizarre...

Je suis alle dans un grand parc plein d´arbres tout tordus avec des grosses feuilles bien vertes, mais y´en a aussi des petites. Et j´ai vu plein d´animaux tres tres tres etranges. Une sorte de gros lezard noir avec des pois blancs, presque aussi grand que moi quand j´avais deux ans, c´est a dire l´annee derniere. Y´avait aussi des sortes d´ecureuils a 4 pattes et avec un immense bec qui sautent sur les gens pour leur voler leurs gateaux, ca s´appelle des coatis. C´est la vraie jungle comme dans le Livre de la Jungle ! Les animaux, ils sont tous en liberte et j´ai failli marcher dessus... et puis j´ai vu une fourmi geante meme qu´on peut les manger farcie avec de la bile d´iguane. Beurk !

On a beaucoup marche pendant 2 jours alors qu´il faisair tres tres tres chaud et on a ete oblige de boire 3 litres d´eau chacun, c´est beaucoup. Ah oui j´allais oublier !!! Dans le parc, il y a une riviere qui se jette dans un gros trou en faisant un gros bouillon, ca faisait beaucoup de bruit et j´ai eu peur, il faut pas tomber dedans. Y´avait meme un arc en ciel dans le trou, c´est pas normal, ils sont au ciel les arc en ciel. Alors, on l´a vu d´en haut, d´en bas, du milieu, on a pris tous les chemins du parc qui vont dans tous les sens et on a vu plein plein plein de rivieres tomber par terre ! C´etait vachement beau... mais j´avais tellement soif que j´aurais bien tout bu mais comme je pouvais pas, je me suis baigne sous une grande douche comme la dame qui se lave dehors toute nue a la tele. Sauf que l´eau, elle etait plus froide.

Apres le soir, on rentrait manger une glace parce que le monsieur, il arrete de faire couler l´eau. Il faut bien que la riviere, elle se repose aussi. Je veux plus aller a Miribel, c´est tout caca. J´espere que mamie va bien.

Bisous."