samedi 21 janvier 2012

Ile de Tinhare, Gamboa J+4

Au bord de quelle plage de reve a-t-on bien pu finir notre voyage ? Le choix n'a pas ete facile comme vous pouvez l'imaginer, il ne fallait pas se tromper sinon c'est tout le voyage qui prenait l'eau... On finit enfin par se decider la veille du depart de la Chapada Diamantina,  pour l'Ile de Tinhare, au village de Morro de Sao Paolo apparemment plus belle station balneaire du Bresil sur une ile de reve ou les plages desertes sont legion quand on se donne la peine de les chercher. On a un leger doute sur le cote tres touristiques du village et les tarifs pratiques mais on s'est toujours debrouilles jusque la pour que ca rentre dans notre budget et trouver des coins sympas.

On enfile donc nos 7h de bus jusqu'a Salvador puis 1h30 de bateau pour rejoindre l'Ile d'Itaparica a Mar Grande, ou l'on passe la nuit et qui nous permet de rejoindre Morro le lendemain matin. On grimpe dans un minibus apres s'etre fait mene en bateau par un rabatteur cherchant sa commission et c'est 2h30 plus tard apres avoir traverse tout le nord de l'ile aux jolis paysages de cocotiers et de mangrove que l'on arrive a Valanca ou une lancha `conventionnelle` donc pas rapide devrait nous emmener a bon port 1h30 plus tard. On comprend pourquoi le trajet en catamaran Salvador/Morro coute cher, il est juste 3 fois plus rapide ! 

On longe Tinhare et l'on voit de longues plages de sables blanc desertes, ombragees par de beaux palmiers
et cocotiers, puis arrive un petit village typique et colore avec quelques bateaux de pecheurs en suspend sur le sable, et l'on se dit que Morro n'est pas aussi betonne et europeannise qu'on le dit. Et ca nous plait vraiment beaucoup... Un jeune homme nomme Santiago, espagnol, accompagne de sa femme et leur nouveau ne, nous entend et nous apprend qu'on n'est pas a Morro mais a Gamboa, sur la meme ile et a 40mn a pied de Morro ou 7 mn en bateau. Ils descendent du bateau. Un regard entre nous, ni une ni deux, on saute du bateau egalement avant qu'il ne reprenne sa route pour Morro !

Santiago nous propose dans la foulee une pousada ou il est cuisinier saisonnier, dans nos tarifs, au bord de la plage, a 10mn du village, pres de la falaise ou il y a les fameux bains d'argile... Chambre vue sur mer (et seuls locataires de la pousada pendant 4 jours), pousada Gemeos Etxea tres joliment decoree tenue par Emma, cuisine bahiano-mediterraneenne top par Santiago ou cuisine locale au village type poulpe grille ou crevettes au lait de coco, capirhinas geantes preparees par Rasta, plage deserte, eau a 26, hamac sous les cocotiers, bains d'argile gratuits tous les jours (au choix argile jaune ou argile rose ??? Oh... la jaune fait la peau plus douce)... trop dur.

On a quand meme vecu un episode pas facile... Il a fallu aller a Morro prendre nos billets de catamaran pour le retour sur Salvador et retirer de l'argent car sinon corvee vaisselle a la pousada. On voulait en profiter pour visiter Morro, se baigner vers la 4eme plage, apparemment deserte, et rentrer par la plage a maree basse le long des criques. Programme qui parait simple et sympa... On prend donc le bateau pour rejoindre le village et quand on arrive a Morro, c'est la stupeur !!! C'est pire que la cote d'azur le 15 aout ! On traverse le village : c'est St Tropez (ambiance et tarif) et le seul distributeur de billets est en panne, on longe les 4 plages et on n'effleure meme pas un grain de sable, on marche sur de jolies dales, les dizaines de resto et bars assennent une musique insupportable et les vacanciers, tres tres tres nombreux, sont entasses comme des sardines sur les plages, meme la 4eme. Je vois qu'Hugues commence a perdre son calme.... Demi-tour !

On cherche le 2eme distributeur de l'ile qui est bien bien cache, et la gentille dame que l'on trouve, qui n'est pas un distributeur, nous informe qu'elle ne donne de l'argent qu'aux bresiliens, que le distributeur sera ravitaille dans 2 jours et qu'il faut aller a Valanca si c'est urgent. Arghhhhh... On remonte ou plutot on retraverse le village a grandes enjambees pour en sortir vite et miracle, le distributeur internationnal est repare ! On attend tres tres tres patiemment environ 45mn pour retirer enfin quelques reals avant de galoper vers la sortie du village en direction de Gamboa, chez nous quoi ! Et avec la certitude qu'on aurait deteste debarquer la il y a quelques jours... C'est probablement beaucoup plus calme en basse saison mais a cette periode, c'est juste l'enfer alors qu'a Gamboa, c'est le desert... A croire que les bresiliens n'aiment que s'entasser la ou c'est deja bonde...

Il est temps de repartir vers Salvador apres ces petits jours bien reposants et on embarque sur un catamaran qui doit nous ramener a la Ville en 2h. Mais on ne s'est pas ce qui nous attend. On se prend toutes les vagues de plein fouet ! Au bout de 10mn, tout le monde est blanc, les premiers partent vomir, les autres s'accrochent, filent dehors prendre l'air, se tiennent le tete dans les mains, se couchent sur les banquettes. Les `hommes en bleu` a la fonction securitaire deviennent rapidement des infirmiers et hommes de menage : ils distribuent des sacs, donnent des mouchoirs, vident les poubelles...

On a voyage 137 jours, on aurait pu faire une insolation aux Etats-Unis, prendre une tique ou la gale a Lares, choper une intoxication alimentaire en Bolivie, attraper la dengue au Bresil, mais non, c'est une `balade` en catamaran qui me met le ventre conmme le tambour d'une machine a laver. 2h plus tard, je suis lessivee !

Je ne vous donnerai pas trop de details mais j'ai fini couchee par terre, a transpirer et etre gelee, 8 sacs a mon actif et 2 kg de moins ! Le voyage durera finalement 3h et ce fut un cauchemar et une eternite pour beaucoup d'entre nous. Hugues s'en ai sorti meme s'il etait un peu pale... heureusement car il a fait un tres bon assistant sac et mouchoirs !

Derniere soiree a Salvador, en plein Festival Oludum sur la place du centre historique (donc juste a cote) ou le groupe joue gratuitement devant des fans survoltes, mais c'est a peu pres tous les soirs ainsi... derniers achats demain, bouclage de sacs pour la derniere fois, et retour dans nos penattes... Fermez les paupieres.

2 commentaires:

  1. Ahahah j ai lu ton blog et j ai l impression de n avoir pas été sur la même ile hahaha!!! Morro etait comme gamboa en terme de monde pas un touriste de plus pas vu de beton non plus! J avais oublié de te préciser aussi le voyage en catamaran l enfer! Je pense que la période joue beaucoup tu regarderas nos photos on est seul au monde sur les 4 plages et pr le coup ca ressemblait a tout sauf a st trop!

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  2. Comme c'est beau et comme vous êtes... bronzéééééééééééééés...!!! c'est pas juste....!!!! allez terminez bien ,nous pensons à vous....bisous à vous 2

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