samedi 22 octobre 2011

Cordillere Blanche J+8

On n'est pas mecontent de quitter Lima. 4 jours c'est bien mais c'est suffisant pour decouvrir les quelques quartiers sympas comme Barranco et le centre historique ; la ville est tres bruyante et polluee, on est heureux de repartir en montagne. C'est dans un bus de nuit en semi-cama (semi-allonge) qu'on s'embarque pour 9h de route jusqu'a Caraz, notre point de chute en Cordillere blanche. On pensait prendre l'autoroute, c'est rate ! On s'engouffre dans un tortillon geant (on en voulait, on est servi !) et c'est apres une belle nuit blanche qu'on decouvre Caraz.

Caraz est une jolie bourgade de 12000 habitants entouree de montagnes au coeur de laquelle trone un marche local quotidien. Alors la, on se lache ! On le parcourt de long en large, on y mange (rhaaa, le ceviche de poisson a 5 sol/1.30 euros : terrible) et meme on y dort car on s'est degote une chambre surplombant le marche. Spectacle garanti du lever au coucher du soleil, musique comprise (sans flute de pan), et encore plus le dimanche car toute la region se deplace. On est a Caraz pour decouvrir la fameuse Cordillere Blanche et c'est le point de depart de plusieurs balades et treks. C'est aussi facile de s'acclimater tranquillement a l'altitude ici car nous sommes deja a 2300 et il nous faudra grimper a plus de 4700 lors du Trek de Santa Cruz.

1ere expedition dans la region : nous voila donc partis pour 1h30 de pistes cahotiques jusqu'au Canyon del Pato, en collectivo (minibus dans lequel on met 9 francais ou 20 peruviens) rempli a ras bord (ils reviennent tous du marche les bras surcharges). Le canyon vaut le coup d'oeil mais le village au bout du canyon est une centrale hydro electrique completement deserte, genre village fantome... on finira par se faire ramener a Caraz par un routier sympa apres avoir attendu desesperement un collectivo. N'empeche que le retour fut beaucoup plus sympa du haut de la cabine du camion plutot qu'avoir les genous dans le menton dans les places du fond du collectivo... 1ere conclusion peruvienne : le stop fonctionne ! En revanche, cote acclimatation a l'altitude, on peut faire mieux qu'un canyon...

On decide donc le lendemain d'aller tater un 4000m histoire de constater comment notre tete, nos poumons et nos jambes reagissent. C'est encore par une piste cahotique de 1h30 (encore plus cahotique que la 1ere) aux beaux paysages que nous arrivons a la Laguna Paron juche a 4140 metres. La magie opere... le lac d'un bleu placide est entoure de pics enneiges de plus de 6000m. On souffle, on en bave meme sur le plat (enfin surtout moi), heureusement que la coca est la pour amoindrir les effets de l'altitude et nous donner du peps ! En tout cas, il etait necessaire de faire cette journee en hauteur pour resister a la suite de nos expeditions !

Et c'est donc a Hugues, Hugo ici, que je laisse le stylo pour vous conter en bas de la page "TREK" (cliquez) notre aventure lors de "El Santa Cruz", incluant LA JOURNEE LA PLUS PIRE DU VOYAGE plus communement appelee JOURNEE DE MERDE.

De retour a Caraz sous le soleil, nous nous posons une question cruciale pour la semaine a venir : passe-t-on 45 heures de bus sur routes montagneuses dont 6 heures de pistes pour rejoindre Cuzco par Huncayo et Ayacucho en 6 jours environ, ou fait-on un retour express a Lima en bus de nuit (9h toujours) pour enchainer ensuite avec un vol de 1h15 pour Cuzco demain a midi ? Merci Internet. Pour la modique somme de 80 euros chacun pioches dans la cagnote des "economies ricaniennes", on choisit la seconde option. On ne sait donc pas par quoi on commencera, mais on devrait, des demain apres-midi, etre a Cuzco pour une douzaine de jours afin de decouvrir la Vallee sacree, le Machu Picchu, s'organiser le trek a Choquequirao et prendre un peu de temps en ville. On va tacher de ne pas rater l'avion, ni perdre nos bagages...

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